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mercredi, 14 juin 2017 12:58

La Coccinelle

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Description physique

La coccinelle est un insecte, de l'ordre des coléoptères et de la famille des coccinellidés. Son corps possède une face ventrale plane et une partie supérieure colorée et arrondie, formée par les élytres. Les élytres correspondent à des ailes dures. Elles protègent les deux ailes membraneuses qui permettent à la coccinelle de voler.

Il existe environ 3000 espèces de coccinelles dans le monde, dont 90 en France. Selon les espèces, les élytres sont rouges, noires ou jaunes, et tachées d'un certain nombre de points. Ce nombre n'indique pas, comme certains le pensent, l'âge de la coccinelle mais dépend simplement de l'espèce et permet de la caractériser.

La coccinelle rouge à 7 points noirs est la plus fréquente. Elle mesure entre 3,5 et 5 millimètres et pèse environ 15 milligrammes. Elle possède 3 paires de pattes. Le bout de la patte, appelé « tarse », a 4 segments. Sa tête est noire et recouverte par une sorte de bouclier, le pronotum, avec deux taches blanches de chaque côté ; elle possède deux antennes courtes, en massue, et deux palpes maxillaires plus courts que les antennes.

Son lieu de vie

La coccinelle vit dans les jardins et dans les champs. Elle a deux types d'habitat selon les saisons. Pendant la saison chaude, la coccinelle vit sur les arbres, les arbustes et les herbes. C'est là qu'elle prend sa nourriture et accumule des réserves. C'est également là qu'elle se reproduit. Pendant la saison froide, la coccinelle se met en « diapause », c'est à dire qu'elle arrête pour un temps son développement, et trouve refuge sous les pierres, sous l'écorce des arbres, dans les vieilles souches, dans la mousse, ou encore sous les feuilles de fleurs fanées.

Son alimentation

Si certaines espèces de coccinelles sont herbivores, la plupart sont plutôt insectivores. Les coccinelles larves et adultes se nourrissent surtout de pucerons et de cochenilles. L'adulte peut manger jusqu'à 100 pucerons par jour et la larve de dernier stade, jusqu'à 150 pucerons par jour !

Sa reproduction

La métamorphose de la coccinelle comporte quatre stades : œuf, larve, nymphe et adulte. Au printemps, le mâle et la femelle s'accouplent. Au moment de la ponte, la femelle choisit une feuille envahie de pucerons et s'y installe pour pondre ses œufs. Elle pond entre 100 et 400 œufs de très petite taille et de couleur jaune. Au bout de 3 à 7 jours, les œufs éclosent et les larves sortent.

Ces larves sont de couleur bleu métallique et peuvent dévorer plusieurs centaines de pucerons pendant les 3 semaines que dure leur développement. Ensuite, à l'aide de fils de soie, ces larves fixent l'extrémité de leur abdomen au verso d'une feuille et restent recroquevillées et immobiles pendant 8 jours. C'est la phase de nymphose. Puis, l'adulte se libère de son enveloppe. D'abord jaune pâle, la coccinelle devient, au bout de quelques heures, rouge avec plusieurs points noirs.

En une vie, une coccinelle peut donner naissance à des milliers de larves.

Son espérance de vie

La coccinelle a une espérance de vie de 2 à 3 ans. En captivité, sa durée de vie dépasse rarement 3 semaines.

Signes particuliers

La coccinelle se déplace en marchant mais elle peut aussi voler quand c'est nécessaire.

On l'appelle « la bête à bon Dieu », car, selon une légende remontant au Moyen Âge, elle porterait bonheur.

C'est aussi la meilleure amie des jardiniers. Elle est utilisée comme insecticide naturel pour lutter contre les pucerons et les cochenilles. On trouve des coccinelles en vente dans les magasins spécialisés, le plus souvent au stade larvaire pour éviter qu'elles ne s'envolent.

 


 

Source : J'ai tout compris 

 


 

Lu 29 fois Dernière modification le mercredi, 14 juin 2017 13:07

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  • Les Pucerons, biologie, cycle, reproduction

    Les pucerons sont partout !

    Bruns, jaunes, verts, avec ou sans ailes, rares puis nombreux, ce sont d'importants ravageurs des cultures et des vecteurs de virus qu'ils communiquent aux plantes.

    Comment débarquent-ils dans votre jardin, comment se reproduisent-ils et comment faire pour les maîtriser avant qu'ils ne commettent trop de dégâts ?

    Suivez-nous au pays des pucerons.

    Que font les pucerons, groupés en colonies denses, à l'extrémité des jeunes pousses? Eh bien, ils sucent la sève des plantes pour en extraire les éléments nutritifs dont ils ont besoin. Leur appareil buccal piqueur-suceur transperce les tissus végétaux et ponctionne ainsi le précieux suc. Mais, comme ce dernier, essentiellement constitué de sève brute*, est peu nutritif, les pucerons sont obligés de pomper énormément de liquide pour trouver leur compte en éléments utiles. D'où un gros risque d'éclatement auquel les pucerons ont trouvé une parade élégante au niveau anatomique. Leur appareil digestif est conçu pour filtrer la sève absorbée et rejeter aussitôt le liquide appauvri.

    Si vous vous arrêtez sous un tilleul en plein mois de juillet, vous ne manquerez pas d'observer une abondante pluie de liquide visqueux.

    Ce miellat, qui se forme sur tous les arbres attaqués par les pucerons, est butiné par les abeilles. Quoique appauvri, il contient encore une grande quantité d'acides aminés, de sucres, etc. Sur le miellat se développe des champignons microscopiques qui forment un feutrage noirâtre : la fumagine. Sa présence diminue le fonctionnement de la feuille.

    Les pucerons, donc, se nourrissent de sève et il est démontré qu'une sève, riche en substances solubles attire et retient plus particulièrement les pucerons. Et ces fameuses substances solubles (sucres, acides aminés, etc.) apparaissent volontiers dans les jeunes pousses vigoureuses, surtout à l'occasion d'un déséquilibre dans la nutrition de la plante. Autrement dit, une plante placée dans de bonnes conditions de croissance (alimentation équilibrée, sans excès d'azote, sans carence en potassium et oligo-éléments) souffrira moins des pucerons. Dans le choix du puceron, l'appartenance botanique de la plante est déterminante et il sait reconnaître à distance la ou les plantes qui peuvent lui servir d'hôte(s).

    Le puceron moyen

    Jusqu'à présent, nous avons parlé du puceron, pour nous simplifier la vie. Mais, en y regardant de, plus près, il est évident qu'il n'y a pas un puceron, mais des pucerons. Une foule d'espèces différentes de pucerons. Et il n'est pas toujours facile d'en faire l'inventaire, car rien ne ressemble plus à un puceron qu'un autre puceron. La couleur varie même parfois à l'intérieur de la même espèce.

    Plutôt que de passer en revue toutes les espèces d'aphidiens (ou aphidés = noms scientifiques donnés aux pucerons), nous inventerons un ou deux 'pucerons moyens'. La vie des pucerons, quelle que soit l'espèce, est très complexe, car ils peuvent prendre des formes différentes au cours de leur cycle. Pour compliquer les choses, certaines de ces formes peuvent se reproduire sans fécondation et, de plus, un grand nombre d'espèces de pucerons doivent accomplir leur cycle sur deux plantes-hôtes différentes. Heureusement, il est possible de regrouper les espèces de pucerons en deux grandes catégories.

    Les pucerons non migrateurs

    Ils évoluent sur une seule plante-hôte. Le 'puceron moyen' (par exemple, le puceron vert du pommier Aphis pomi) naît d'un œuf, au printemps, sous la forme d'une fondatrice. Cette forme, sans ailes, donne naissance à d'autres formes sans ailes qui se multiplient hardiment sur le pommier natal pendant toute la saison. Il y a en moyenne 5 à 10 générations annuelles (16 chez certaines espèces très fécondes !). Les espèces non migratrices n'éprouvent pas le besoin de changer de plante-hôte en cours d'année. Mais il peut naître des individus ailés capables d'aller coloniser d'autres pommiers (dans le cas du puceron vert du pommier). A la fin de l'été apparaissent des pucerons sexués : les femelles, après fécondation, pondent un œuf d'hiver qui donnera la fondatrice de l'année suivante.

    Les pucerons migrateurs

    Ils évoluent obligatoirement sur plusieurs plantes-hôtes. Le puceron migrateur 'moyen' (par exemple, le puceron cendré du pommier Dysaphis plantaginea) se multiplie d'abord sur un hôte primaire (le pommier, par exemple). A un certain moment apparaissent des individus ailés qui sont capables d'aller coloniser un hôte secondaire (le plantain, par exemple).

    A l'automne, d'autres formes ailées effectuent un retour vers l'hôte primaire. Les individus sexués apparaissent à la génération suivante : les femelles pondent les œufs d'hiver. La boucle est bouclée.

    Du puceron ailé au puceron aptère

    L'apparition des pucerons sur les plantes cultivées semble relever du miracle. En effet, comment un être aussi insignifiant est-il informé que vous avez semé des haricots au fond de votre jardin? Qui plus est, comment fait-il pour se rendre sur les lieux du festin ? En fait, les pucerons ailés sont attirés vers les hauteurs par la lumière ultraviolette du ciel, et donc incités à s'envoler. Mais, après un vol de quelques minutes seulement, leur comportement change. Ils se détournent des ultra-violets et sont attirés par le vert du feuillage. Ils se posent alors et piquent les feuilles : si celles-ci se révèlent d'un goût acceptable (dosage favorable en acides aminés, sucres, etc., contenus dans la sève), ils restent pour s'alimenter. Lorsque les pucerons sont installés, leurs muscles alaires, devenus inutiles, sont détruits, et les produits de cette dégradation servent à la "fabrication" des oeufs et des embryons.

    Les individus ailés sont donc responsables de l'infestation initiale d'une culture qui se fait en général sous la forme d'un petit nombre de foyers isolés. Les pucerons aptères se reproduisent rapidement dans ces foyers, forment des colonies denses à générations chevauchantes et commencent à infester les plantes voisines. Au fur et à mesure que les colonies deviennent plus denses, des individus ailés sont de nouveau formés, qui disséminent l'infestation à l'ensemble de la culture. Selon la température, les ressources (qualité et quantité de plante hôte) et la densité des pucerons, la population module au cours des saisons les proportions de formes aptères et ailées qui ont deux fonctions particulières. Les individus aptères, qui gardent l'aptitude à la marche, assurent l'exploitation du milieu environnant grâce à une intense multiplication sur place, ils sont d'ailleurs plus féconds que les ailés. Les individus ailés participent à la dissémination de la population à plus ou moins grande distance et assurent la colonisation de nouveaux habitats à exploiter.

    Une fécondité prodigieuse...

    Toutes les espèces de pucerons ont recours à la parthénogenèse : des individus femelles engendrent des individus femelles, sans qu'il y ait fécondation de l’œuf. Ce mode de multiplication est dit vivipare la fécondation n'étant pas nécessaire, les embryons commencent à se développer dans le corps de la mère avant même leur naissance. Un calcul théorique montre les possibilités démographiques exceptionnelles de ces insectes : soit un puceron ayant une fécondité moyenne d'une trentaine de larves et dont la durée de développement, de la naissance jusqu'à la maturité de reproduction, est de 14 jours ; à raison de neuf générations par an pendant la belle saison, un seul individu pourra être à l'origine de 600 milliards individus !

    Le poids d'un adulte étant d'environ 1 mg, ce seraient 600 tonnes de pucerons qui auraient pu être produites par une seule femelle en une seule saison ! Ce calcul est bien sûr irréaliste et ne tient pas compte des facteurs défavorables (climat, ennemis naturels notamment), qui limitent les populations.

    …mais aussi des ennemis naturels

    Les ennemis naturels des pucerons, les 'auxiliaires' du jardinier, sont effectivement nombreux. Mais, malgré leur efficacité indéniable, ils ont parfois du mal à juguler le développement exponentiel des populations lorsque les conditions climatiques sont favorables aux pucerons (les pucerons sont en activité dès que la température atteint 5°C alors que les auxiliaires ont besoin d'au moins 10 à 15°C). Plus tard dans la saison, les auxiliaires arrivent à maîtriser la situation, pour autant qu'ils n'aient pas été détruits par un traitement inopportun.

    Ces auxiliaires sont essentiellement des prédateurs et des parasites (ou parasitoïdes) et, à un degré moindre, des champignons entomopathogènes responsables d'infections mortelles. Les auxiliaires prédateurs sont, entres autres, les coccinelles (adultes et larves), les syrphes (larves) et les chrysopes (larves). Les auxiliaires parasites sont surtout des petites guêpes qui pondent leurs œufs dans le corps même des pucerons. N'oublions pas les oiseaux, en particulier les mésanges, qui sont des prédateurs efficaces des pucerons.

     


     

    Source : pucerons.fr

     


     

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