La faune selon Axelle

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lundi, 24 juillet 2017 13:33

Le Koala

Carte d’identité du koala

Classemammifères

Infra-classe : marsupiaux

Famille : phascolarctidés

Nom : Phascolarctos cinereus

Bien connu et souvent considéré comme sympathique, le koala est, avec le kangourou, un symbole de l'Australie.

Ce mangeur d'eucalyptus, qui dort 18 heures par jour, ne se rencontre effectivement que sur cette terre, bénite pour les marsupiaux.

Comment reconnaître le koala ?

Description du koala

On ne peut guère le confondre avec un autre animal, d'autant que c'est l'unique représentant de la famille des phascolarctidés. Un rapide regard sur la tête du koala, et l'identification est faite !

Le gros nez en plein milieu de la figure, les grandes oreilles arrondies et les petits yeux placés de part et d'autre du museau forment une combinaison unique. Le corps est dodu et rappelle celui d'un nounours. Le pelage de l'animal est grisâtre.

On notera les deux premiers doigts opposables sur les pattes avant de l'animal, particulièrement pratiques pour saisir les branches d'eucalyptus.

On observe un dimorphisme sexuel, les mâles étant plus gros, avec un poids d'une douzaine de kilos contre 8 kilos pour les femelles. Ce n'est pas un très gros animal. Juste la taille pour être pris dans les bras, ce que beaucoup ont envie de faire, en regardant cette peluche vivante.

Taille et poids

14 kilos pour 90 centimètres au maximum, plus généralement une dizaine de kilos, les mâles étant plus gros. Il existait en Australie, il y a 35 millions d'années un koala qui pesait 20 fois le poids d'un koala actuel.

Longévité

Une quinzaine d'années.

Le koala et ses cousins

Le koala appartient à l'infra-classe des marsupiaux et à la famille des phascolarctidés. Les marsupiaux sont des mammifères caractérisés par un développement embryonnaire particulier, qui n'implique pas d'échanges entre la mère et le fœtus par l'intermédiaire d'un placenta. C'est l'une des différences principales entre les marsupiaux, également appelés métathériens, et les mammifères placentaires, les euthériens, ce dernier groupe comprenant l'essentiel des mammifères actuels. L'embryon des marsupiaux se développe tout d'abord dans le corps de la femelle, dans une sorte de sac contenant les nutriments, mais il arrive au monde pratiquement à l'état de fœtus, après seulement 4 ou 5 semaines de développement. Seuls les membres et la tête sont développés. Le minuscule nouveau-né va alors se hisser seul le long du ventre de la femelle pour atteindre sa mamelle, située dans la poche marsupiale, où il finira son développement.

Au sein des marsupiaux, la famille du koala, les phascolarctidés, est un groupe monospécifique si on ne considère que sa représentation actuelle. Le koala est en effet l'unique survivant d'une famille autrefois florissante, qui compta notamment dans ses rangs le koala géant.

Éthologie du koala

Alimentation

Le koala mange uniquement des feuilles d'eucalyptus, et encore, seulement certaines espèces d'eucalyptus. Chaque feuille est inspectée visuellement et olfactivement et doit correspondre à une des 60 espèces qu'il daigne consommer sur les 600 présentes en Australie. Ce mode de vie le rend bien évidemment très dépendant de son environnement, et donc des activités humaines, comme la déforestation.

Sans eucalyptus, impossible de préserver l'espèce. Le koala aime tellement cette plante qu'il en oublie de boire, il couvre l'intégralité de ses besoins en eau grâce à la consommation des feuilles d'eucalyptus.

Activité

C'est un animal nocturne arboricole, assez inactif, qui dort 18 heures par jours, mais qui est capable de réactions rapides quand il le désire. C'est notamment le cas lorsqu'il doit s'enfuir, il peut même présenter des réactions assez agressives en cas d'attaques.

Il passe la plus grande partie de ses moments d'activités à se nourrir, car il faut quand même rappeler que tous les herbivores ont besoin d'une bonne quantité de végétaux pour survivre. Même si le métabolisme de l'animal est lent, il lui faut passer l'essentiel de son temps à se nourrir et à digérer en dormant.

Reproduction

Les mâles se livrent à des combats violents pour la possession des femelles. Le caractère sympathique du koala est sérieusement mis à mal lorsqu'on regarde la reproduction. Le mâle est un vrai rustre. Il saute sur la femelle et l'accouplement ressemble plus à un viol qu'à un acte consenti. L'étreinte est brève, le mâle accompagne l'acte sexuel de cris rauques. C'est d'ailleurs un des rares moments où il semble énergique.

Comme chez tous les marsupiaux, la gestation est très courte, seulement 5 semaines. Et pour cause, le petit koala qui va naître n'est que très partiellement formé et ne mesure qu'un malheureux centimètre. Il finira son développement dans la poche marsupiale, qu'il devra atteindre seul. A ce sujet, l'ouverture de la poche marsupiale des koalas est dorsale au contraire de celle des kangourous qui est ventrale. Le petit, totalement glabre, devra rester 6 mois à téter dans la poche avant de prendre un aspect plus achevé.

 


Publié dans Marsupiaux
mercredi, 19 juillet 2017 09:00

Le Phalanger volant

Le phalanger volant (Petaurus breviceps), aussi appelé par son terme anglais Sugar Glider, parfois traduit par planeur à sucre, sucre volant, voire sucre planant, est un petit marsupial planeur originaire d'Australie de l'est et du nord, de la Nouvelle-Guinée et de l'archipel Bismarck, également introduit en Tasmanie.

Description

Le phalanger volant mesure environ 16 à 20 cm, il est doté d'une queue légèrement plus longue que le corps, et pèse de 90 à 190 g.

Son pelage est gris-perlé, avec des taches noires et blanc-cassé. Les oreilles sont grandes, droites et dépourvues de poil. La queue est effilée et le dernier quart de la créature est noir, souvent avec un bout blanc. Le museau est arrondi et court. Les yeux sont grands et foncés.

Les espèces nordiques ont tendance à être plus marron que gris, et, comme la règle de Bergmann le prédit, plus petites. Cependant, la caractéristique la plus remarquable du phalanger volant est les deux patagiums (membranes) issus du cinquième doigt du membre avant jusqu'au premier orteil du membre postérieur. Ils sont parfaitement invisibles quand l'animal est au repos en donnant simplement l'impression qu'il a perdu un peu de poids. Ils se voient immédiatement quand le planeur de sucre décolle.

Les patagiums sont utilisés pour planer d'arbre en arbre : quand ils sont déployés, ils forment une surface aérodynamique de la taille d'un grand mouchoir.

Vol plané

Ces membranes sont tout d'abord un moyen efficace d'atteindre des ressources nutritives. Elles peuvent également aider l'animal à échapper à des prédateurs comme les goannas (varans) ou les marsupiaux carnivores que les renards, chats et dingos ont remplacés. Cette capacité à planer n'est bien évidemment pas très utile contre des prédateurs aviaires, comme les hiboux ou les martins-chasseurs géants.

Même si leur technique de vol semble primitive comparée à celle d'animaux "spécialisés" comme les oiseaux ou les chauves-souris, les planeurs de sucre peuvent planer sur des distances étonnamment longues : leur vol a été mesuré jusqu'à 50 m. Ils tournent efficacement en courbant l'une de leurs "ailes" (le patagium). Ils bondissent avec force d'un arbre grâce à leurs pattes antérieures et, arrivés à environ trois mètres de leur destination, ils ramènent leurs pattes antérieures près de leur corps et se redressent pour attraper l'arbre avec les quatre pattes.

 


 

Source : Wikipédia

 


 

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mercredi, 19 juillet 2017 10:53

Kangourou roux

Kangourou roux (Desmaret 1822) – Macropus rufus

  • Ordre : Diprotodontia
  • Famille : Macropodidae
  • Sous-famille : Macropidinae
  • Genre : Macropus
  • Taille : 0,85 à 1,60 m (longueur de la queue)
  • Poids : 50 à 90 kg
  • Longévité : 20 à 22 ans

Statut de conservation UICN: LC, Préoccupation mineure

Description du kangourou roux

Le kangourou roux est le plus grand marsupial vivant, et le plus grand de tous les kangourous. Comme son nom le précise, son pelage est roux sur toute la partie supérieure du corps, le dessus de la queue, les épaules et la poitrine, tandis que la partie ventrale, la queue, les pattes arrière et les avant-bras des membres antérieurs sont de couleur chamois. La tête, parée de deux oreilles ovales et orientables, se termine par un museau carré. Les pattes avant sont plus courtes que les postérieurs et servent principalement à la préhension de la nourriture, au grattage et au toilettage. Les pattes arrière massives et puissantes se terminent par des pieds longs et fins. Elles permettent à l'animal d'évoluer par bonds lors de ses déplacements. La queue épaisse et musclée sert de balancier lors de ses sauts et d'appui au repos. La femelle porte une poche ventrale destinée à accueillir l'embryon après la mise bas.

Habitat du kangourou roux

Le kangourou roux est présent dans la partie centrale aride et semi-aride et l'ouest de l'Australie. On le trouve autant dans le bush que dans les forêts clairsemées ou dans l'outback. Il est absent des zones montagneuses de la façade côtière orientale du pays, du nord, de la pointe sud-ouest ainsi que de la Tasmanie et des îles du détroit de Bass. Il fréquente les habitats ouverts mais arborés pour se protéger du soleil.

Comportement du kangourou roux

Le kangourou roux est essentiellement crépusculaire et nocturne. En journée, il s'abrite à l'ombre des arbres ou des fourrés pour se protéger de la brûlure du soleil, se repose, fait sa toilette ou se lèche pour évacuer la transpiration par la salive. Il passe donc l'essentiel de la nuit à fourrager à la recherche de nourriture. Il est généralement sédentaire et reste sur un secteur défini, sauf en cas de disette où il peut s'éloigner de 25 ou 30 km de son territoire pour trouver des zones d'alimentation plus favorables. Il vit habituellement en petits groupes familiaux de deux à quatre individus, mais des troupes plus importantes allant jusqu'à 1.500 kangourous peuvent être observées.

Le marsupial se déplace par petits bonds, mais il est capable d'effectuer des sauts de plus de huit mètres en pleine course à une allure de plus de 60 km/h, voire des pointes à 80 ou 90 km/h. Il peut rester deux ou trois semaines sans boire, trouvant dans les herbacées qu'il mange de quoi s'hydrater. Dans les secteurs très arides où l'eau est rare, il lui arrive de creuser le sol sur près d'un mètre de profondeur pour la trouver. Il peut ainsi s'abreuver. Grâce à ces marigots éphémères, il permet à d'autres espèces de survivre. Le kangourou roux a peu de prédateurs. Parmi eux, on peut citer le dingo, le renard et quelques rapaces. Ceux-ci s'en prennent surtout aux individus faibles, malades et vieillissants, ou aux jeunes. L'adulte est tout à fait capable de se défendre en donnant des coups de patte qui peuvent être mortels. Le kangourou roux possède une excellente vision et une ouïe fine. Il communique surtout par signaux chimiques ou à l'aide d'attitudes corporelles.

Reproduction du kangourou roux

Lors de la période de reproduction, le kangourou roux mâle se bat avec ses rivaux pour conquérir les femelles, et mène ainsi de véritables « combats de boxe » à coups de patte et de pied. L'animal prend appui sur sa queue pour projeter ses pattes postérieures en avant contre son adversaire. La femelle met bas un seul jeune après une gestation de 30 à 40 jours. L'embryon se hisse alors jusqu'à la poche ventrale de sa mère et s'accroche à une des quatre mamelles dont elle dispose pour une durée de 70 jours en moyenne. La mère allaite son petit pendant environ un an. Dans des conditions favorables, il arrive qu'une femelle s'occupe de trois jeunes sur une période de deux ans : un jeune qui profite de l'abri du marsupium, un plus âgé qui reste à proximité de sa mère avant de s'émanciper, et un embryon placé en diapause, qui attend le terme de 204 jours que le plus jeune ait fini de téter, pour poursuivre son développement. Le jeune atteint sa maturité sexuelle entre 15 à 24 mois, selon que ce soit une femelle ou un mâle.

Le régime alimentaire du kangourou roux

Le kangourou roux se nourrit essentiellement d'herbes et de graminées, mais aussi d'écorces. Il ingurgite également des plantes succulentes à forte teneur en eau, ce qui lui permet de s'abstenir de boire pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Menaces sur le kangourou roux

La principale menace pour le kangourou roux est l'Homme. La prédation naturelle est en effet insignifiante, au regard des pertes que l'Homme fait subir au marsupial chaque année. L'animal est principalement chassé pour sa viande et sa peau et est considéré comme nuisible par les éleveurs, qui l'accusent d'entrer en concurrence avec le bétail pour le fourrage. L'espèce est protégée, et malgré le nombre impressionnant de tirs autorisés chaque année par les autorités dans un but commercial (1.600.000 en 2009), elle n'est pas menacée. Certains individus sont également victimes de collisions avec des véhicules.

 


 

Source : Futura Planète

 


 

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mercredi, 07 juin 2017 05:48

Le Diable de Tasmanie

Le diable de Tasmanie en bref...

  • Le diable de Tasmanie est le plus grand marsupial carnivore d'Australie après la disparition du tigre de Tasmanie.
  • Il vit uniquement sur l'île de Tasmanie.
  • Sa mâchoire est si puissante qu'il peut mordre à travers les os.
  • Il doit son nom de "diable" à ses cris si stridents qu'ils peuvent donner la chair de poule.
  • Taz, le personnage de dessin animé est un diable de Tasmanie.

Origine de son nom

Le diable de Tasmanie doit son nom aux premiers colons européens, qui étaient hantés par ses cris à vous glacer le sang !

Son nom latin est Sarcophilus harrisii. Sarco désigne la chair, philus signifie amoureux, et Harris est le nom de l'homme qui a décrit le diable de Tasmanie dans des termes scientifiques.

Ses caractéristiques

Le diable vit en Tasmanie

Le diable de Tasmanie vit en liberté dans les forêts de Tasmanie uniquement.

Très largement protégé, il est une des grandes icônes de cet état australien. Il y a quelques centaines d'années, il habitait également sur le continent d'Australie. On a retrouvé des fossiles témoignant de cette existence. Mais il y a environ 600 ans, il en disparut certainement à cause de l'arrivée du dingo.

La Tasmanie, grande île au large des terres d'Australie, fut préservée de la menace du dingo grâce aux 240km d'eau qui la séparent du pays.

Le diable de Tasmanie vit surtout dans les forêts d'eucalyptus sèches, mais il aime aussi les autres types d'habitats boisés, les terres agricoles et même les banlieues éloignées de certaines villes. En fait, il se sent bien presque partout pourvu qu'il trouve de l'ombre en journée et qu'il puisse chercher à manger pendant la nuit.

Un caractère et une allure peu commode...

Malgré son nom et sa réputation, le diable de Tasmanie est en fait un animal plutôt timide et méfiant. Il se sert de sa soi-disante mauvaise humeur pour intimider les autres animaux et ainsi éviter le combat.

Trapu, il ressemble à un petit chien corpulent pourvu d'une mâchoire puissante et de dents très pointues. Sa tête est large, sa queue épaisse, et sa fourrure noire et fournie présente bien souvent des tâches blanches autour de la poitrine, des épaules et du croupion.

La tête d'un diable adulte paraît disproportionnée par rapport à son corps. Les plus vieux mâles peuvent avoir un cou et une tête qui représentent presqu'un quart de leur poids total. Ceci s'explique par leur mâchoire si puissante qu'ils peuvent mordre à travers les os...

Les empreintes de leurs pattes sont en forme de diamant. Les oreilles du diable n'ont presque pas de poils. Elles deviennent rouge lorsque quelque chose le stresse ou l'excite.

Un diable de Tasmanie en bonne santé vit jusqu'à 5 ans, et même plus lorsqu'il est en captivité. Le mâle pèse généralement entre 10 et 12kg, et la femelle, plus petite, entre 6 et 8 kg. L'âge adulte est atteint vers 3 ans.

Lorsqu'il court, son corps fait un mouvement de balancement, et il peut aller jusqu'à une vitesse de 13km/h.

Alors que la journée il se repose bien souvent dans un terrier, la nuit il chasse pour se nourrir. Le diable de Tasmanie a une meilleure vision en noir et blanc, c'est pour cette raison qu'il voit mieux de nuit que de jour. De plus il visualise facilement tout ce qui est en mouvement et peut donc manquer une proie qui reste figée.

Contrairement au diable adulte, le jeune diable de Tasmanie sait parfaitement grimper aux arbres. Il utilise ses larges pattes arrières et ainsi ne peut pas glisser. Il s'agrippe avec les griffes de ses pattes avant, même si leurs griffes ne se rétractent pas comme celle d'un chat par exemple. On pense que la nature leur a donné cette faculté pour éviter de se faire manger par les plus gros diables. En effet, s'il est vraiment affamé, un diable adulte peut s'en prendre à un plus jeune.

Le diable de Tasmanie n'est pas dangereux et ne s'attaque pas aux humains

. S'il le fait, c'est parce qu'il est lui-même agressé ou pourchassé. Il peut nous apparaître impressionnant et effrayant, mais il préfèrera généralement se sauver plutôt que de se battre. Mais il faut cependant faire attention car lorsqu'il attaque, les blessures peuvent être très sérieuses à cause de sa mâchoire puissante.

Avant son extinction, le tigre de Tasmanie était un des prédateurs du diable. Les rapaces, tels que les aigles chassent parfois les jeunes petits diables quand ils sortent le jour. La nuit les gros hibous peuvent également les attaquer.

Le diable de Tasmanie est si populaire que des équipes de sport portent son nom.

Le bébé diable et sa maman

L'accouplement se produit durant le mois de mars. La gestation dure 3 semaines et la femelle donne généralement naissance de 2 à 4 petits. Ils restent pendant 16 semaines dans la poche de la mère qui se situe entre ses pattes arrière. Lorsqu'ils deviennent trop grands, la mère les sort et les réfugie dans un abri. Ils y restent encore 16 autres semaines, et c'est à la fin de cette période qu'ils commencent à la suivre. Lorsqu'ils sont âgés de 40 semaines, ils deviennent autonomes et la mère les laisse alors dans une tannière.

Comme tout marsupial, la maman diable de Tasmanie possède une poche pour porter son bébé. Cette poche permet à la maman de nourrir et de protéger ses nouveaux nés. Elle comporte 4 mamelles, et ainsi jusqu'à quatre petits diables peuvent être nourris en même temps.

La mère peut donner naissance jusqu'à 20 petits diables. Mais parce qu'elle n'a que 4 mamelles dans sa poche, seuls les quatre plus costauds pourront survivre.

Comment se nourrit-il ?

Le diable de Tasmanie se nourrit de toute sorte de viande, ainsi que d'insectes, d'oiseaux et de poissons. Leur viande favorite reste les petits mammifères tels que les possums et les wallabies. Mais il aime particulièrement la viande de wombat, certainement parce qu'elle est riche en gras.

Comme la plupart des marsupiaux, le diable de Tasmanie garde quelques réserves de graisse dans sa queue pour s'assurer un garde-manger pendant les périodes où il est difficile de trouver de la nourriture. Il peut manger jusqu'à 10% de son poids en une seule journée !

Il attaque ses petites proies en les mordant à la tête ou à la poitrine. Cependant, il ne chasse pas toujours ; bien souvent, il préfère se nourrir de charognes. Quand ils se retrouvent à plusieurs autour d'une carcasse, il se met à grogner et à pousser des cris stridents pour intimider ses compères, et ainsi éviter le combat.

Sa puissante machoîre et ses dents si pointues lui permettent de dévorer pratiquement toutes les parties du corps de sa proie, y compris la peau, les os et le crâne.

Le diable de Tasmanie, une espèce menacée

Les premiers Européens qui s'établirent à Hobart détestaient les diables de Tasmanie car ils mangeaient leurs poulets et ils craignaient ainsi qu'ils s'en prennent aux autres animaux de la ferme. C'est ainsi que le diable de Tasmanie commença à se faire chasser. En 1830, la société Van Diemen's offrit une récompense pour chaque diable tué sur sa propriété : 25 cents pour un mâle et 35 cents pour une femelle.

Ainsi, pendant des années, on piégeait les diables de Tasmanie pour les tuer. A l'époque, ils avaient presque tous disparu, et on commençait à penser que cette race pouvait venir à disparaître tout comme cela était arrivé avec les tigres de Tasmanie. En 1941, on décida alors d'une loi qui protégea les diables et celle-ci permit de les voir de nouveau plus nombreux.

Les diables de Tasmanie étaient à leur maximum il y a encore de cela 10 ans. Mais aujourd'hui leur survie est menacée à cause d'une tumeur cancéreuse (DFTD : Devil Facial Tumour Disease) qui se transmet par morsure. Les scientifiques travaillent actuellement pour trouver un vaccin à cette terrible maladie qui pourrait causer l'extinction du diable de Tasmanie.

En attendant ce remède, des diables de Tasmanie en bonne santé ont été amenés sur les terres de l'Australie continentale, afin de pérenniser leur reproduction. Ainsi, lorsque la Tasmanie sera débarrassée de cette terrible maladie, on pourra les introduire de nouveau sur l'île.

 


 

Publié dans Marsupiaux

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