La faune selon Axelle

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dimanche, 02 juillet 2017 13:03

Le Putois

Description physique

Le putois est un petit mammifère carnivore de la famille des Mustélidés. Il est très proche de la loutre, du vison et de la belette. Il se caractérise surtout par l’odeur nauséabonde qu’il dégage en cas de menace ou de peur. C’est ce qui lui a valu le surnom de « puant ».

Le putois a un corps long et élancé dont le pelage est brun clair sur le dos et noirâtre sous le ventre. Le bout de son museau est généralement blanc. Il a des oreilles rondes et ourlées souvent de couleur plus claire.

Son corps mesure entre 40 et 50 cm. Ce petit animal pèse entre 500 g et 1,5 kg. Les femelles sont moins lourdes, pesant généralement entre 500 et 700 g.

Son lieu de vie

Le putois vit généralement en forêt et dans les lieux humides comme en bordure des marais et des étangs. Il fait son terrier sous les racines d’un arbre.

On le rencontre essentiellement en Europe. En France, il se trouve au nord de la Loire.

Son alimentation

Le putois est un animal carnivore. Il se nourrit essentiellement de campagnols, de grenouilles et de rats musqués. Il peut chasser des proies plus grosses comme le lapin de Garenne. Le putois inclut aussi dans son régime alimentaire des amphibiens, des poissons, des insectes et des oiseaux. En automne, il peut avoir un comportement opportuniste en mangeant des baies et des fruits.

Sa reproduction

La femelle du putois atteint la maturité sexuelle à 9 mois. Le mâle, quant à lui, devient mature entre 10 et 11 mois. On dit que le mâle est polygyne puisqu’il fréquente le terrier d’une à trois femelles. La période d’accouplement a lieu en mars-avril. La période de gestation dure une quarantaine de jours au bout de laquelle trois à cinq petits sont mis bas. Ceux-ci tètent pendant 1 mois et deviennent indépendants à l’âge de 3 mois.

Son espérance de vie

Le putois vit en moyenne entre 3 et 5 ans en liberté et jusqu’à 14 ans en captivité.

Le cri du putois

Le putois glousse, siffle et gronde. Il émet aussi des cris aigus en face d’un danger.

Signes particuliers

Le putois est actif de jour comme de nuit. Il chasse seul à la tombée du jour et pendant la nuit. C’est un animal silencieux et discret.

S’il n’est pas un très bon grimpeur, il peut par contre plonger et nager très bien. 

 


 

Source : J'ai tout compris.com

 


 

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jeudi, 29 juin 2017 11:14

Le Blaireau

Fiche d’identité

- classification : mammifère

- famille : mustélidés

- comportement : nocturne

- alimentation : omnivore

- habitat : forêt

- habitation : terrier

- reproduction : janvier à mars

- poids : 12 à 15 kg (avant l’hiver il peut atteindre 20 à 22 kg)

- longueur : 0,70 à 1 m.

- longévité : 15 ans

- portée : 2 à 7 petits

Comment le reconnaître

Son pelage a des teintes grises, blanches et noires. Sa tête fine porte un petit masque noir et blanc bien typique. Des pattes, courtes et puissantes pourvues de grandes griffes (surtout celle de devant, avec lesquelles il creuse la terre, et la déblaie à reculons), portent un corps allongé qui se termine par une petite queue blanche, courte et touffue qui possède à sa base des glandes odorantes.

Les glandes odorantes permettent au blaireau de marquer leur territoire, mais c’est aussi un signe de reconnaissance entre membres d’un même clan. Pour s’imprégner mutuellement de leur odeur les blaireaux font des séances fesses à fesses.

Sa nourriture

Le blaireau, en voie de disparition dans certaines régions, a un gros défaut, selon les chasseurs et agriculteurs qui le traquent à coup de gaz empoisonné, pièges, fusils… il faut qu’il mange.

Omnivore, le blaireau mange aussi bien des lombrics (jusqu’à 100 kg par an pour un seul animal), des taupes, petits rongeurs, insectes, champignons, plantes herbacées, oeufs d’oiseaux qui nichent à terre, fruits, graines, nids de guêpes (leur piqûre est inoffensive sur son épais pelage). Un chercheur a trouvé 160 guêpes dans une crotte de blaireau.

Concernant les agriculteurs, il n’est pas très délicat quand il mange du raisin dans les vignes et il adore aussi les épis de maïs pas à maturité, encore tendre.

Côté chasseurs, il ne dédaigne pas manger des lapereaux (garennes ou lièvres, nuisible dans certaines régions) futures victimes des chasseurs.

Chasseurs et agriculteurs s’unissent donc souvent pour lui mener la vie « dure », en oubliant qu’il est très utile dans la nature … Et oui, comme beaucoup de petits mustélidés (qui consomment des centaines de souris dites « nuisibles », des vers blancs « nuisibles » eux aussi), en France le blaireau est chassé et piégé.

Son terrier

Le terrier des blaireaux se trouve souvent au pied d’une butte, d’une falaise, ou d’un talus. Il n’est pas rare de trouver près de leur habitation des mares ou des ruisseaux, mais aussi des arbres abattus, source de jeux et réserve de nourriture.

Ils apprécient aussi la proximité des arbres et buissons à baies, tels que le sureau dont ils se régalent l’époque venue (la prolifération de ces arbres doit beaucoup aux animaux, ils en rejettent les graines dans leurs crottes (ce qui n’empêche pas la germination, bien au contraire).

Le blaireau est un grand terrassier, pour creuser les galeries de son terrier il peut remuer jusqu’à 40 tonnes de terre.

Des arbres griffés jusqu'à une hauteur de 1 m 40 peuvent aussi témoigner de sa présence.

C’est un petit chemin de terre creusé par ses successifs aller et retour qui mène à l’entée principale de son terrier.

Cette entrée est facilement repérable grâce au monticule de terre qui se trouve près du trou, d’autres ouvertures se trouvent non loin. Parfois certains terriers sont tellement importants qu’il y a 30 à 40 entrées, dans ce cas la surface occupée par le terrier peut atteindre 2000 m2. En moyenne la taille de son territoire couvre 40 à 50 hectares.

Comment l’observer

Une fois que le terrier est repéré, il faut vérifier discrètement s’il est toujours habité par un clan familial.

Dans un premier temps, répandre un peu de farine sur la voie d’accès. Le lendemain, si des traces sont relevées, revenir avant la tombée de la nuit. S’installer à quelques mètres de l’ouverture du terrier en faisant attention au sens du vent qui pourrait le prévenir de votre intrusion, attendre silencieusement sans bouger.

Le blaireau est très méfiant, il pointe son nez avant de sortir de son terrier pour vérifier les alentours et s’assurer de sa sécurité et de celle du clan. Le moindre « battement de paupière » peut le faire se retrancher dans son terrier, et là …. c’est dix fois plus de patience qu’il vous faudra avant de le revoir à nouveau.

Bien que le blaireau n’ait pas vraiment une vue très perçante, il connaît très bien la morphologie de son territoire, essayez donc de vous mouvoir dans le décor ! Il a aussi un très bon odorat, laissez le parfum ou le déodorant à la maison.

Visite de son terrier

S’il était possible de se faufiler dans le terrier d’un clan familial de blaireau (un clan est formé d’un groupe de 5 à 12 blaireaux qui occupent le terrier principal), on pourrait observer un labyrinthe sous la terre, parfois sur plusieurs étages. Les plus gros terriers sont l’aboutissement du travail de plusieurs générations, leur date de création peut remonter à plusieurs siécles.

Ce terrier est composé de plusieurs galeries qui peuvent descendre jusqu’à 3 ou 4 m de profondeur, elles mènent à des « chambres » où mâles, femelles et jeunes passent la journée tranquillement à dormir ou à se reposer sur des litières constituées de feuilles, de mousse et d’herbes séchées qui sont changées fréquemment (c’est le terrier principal).

D’autres galeries servent de sortie de secours, d’aérations ou de chambres utilisées de façon plus irrégulière. …. La famille Petit blaireau va naître avec ses frères et soeurs, en général vers les mois de février – mars (néanmoins il n’est pas exceptionnel d’observer des naissances à d’autres périodes de l’année).

La portée de 2 à 7 petits blaireautins, comme beaucoup de petits de mammifères à leur naissance, n’est pas en mesure de se déplacer et n’a pas suffisamment de pelage pour se protéger du froid.

Au cours des premiers jours de leur existence, ils ont les yeux fermés. Ils commencent à sortir du terrier familial vers l’âge de un mois et demi, et sont allaités pendant 3 mois.

Les blaireaux ont des mœurs nocturnes. Ils ne sortent que le soir venu pour aller à la chasse et faire leurs besoins. Le blaireau est très propre et ne fait jamais ses besoins dans le terrier, mais à l’extérieur dans des petits trous en forme d’entonnoir creusés à cet effet.

Après s’être soulagés et avant d’aller à la chasse, une autre chasse est pratiquée, celle réservée aux poux et puces. Une séance d’épouillage, consiste à se mettre sur le dos et à se gratter ventre et flancs avec les dents et les griffes.

Les petits ne partent pas à la chasse ils restent bien « sagement » devant le terrier à jouer en attendant le repas. Leurs jeux sont une imitation de la vie des grands, fausse bagarre, creuser, trouver la litière propre et la coincer sous le menton et la poitrine pour la rentrer à reculons. En octobre les petits auront bien grandi et atteindront presque la taille des parents.

Pendant la période hivernale nos petits et le clan, vont connaître une période de repos (pas d’hibernation !) ils réduisent très forts leur activité et vivent sur les réserves de graisse fabriquée pendant l’automne (durant cette période un blaireau peut augmenter son poids de 60%).

Le printemps suivant certains jeunes quitteront le terrier familial pour vivre leur vie, d’autres resteront dans le clan.

La reproduction

A l’âge de 2 ans ils sont en âge de se reproduire. L’époque de la reproduction chez les blaireaux se déroule du mois de janvier, au mois de mars.

Une femelle peut s’accoupler avec plusieurs mâles d’un même clan et peut quelquefois être réceptive à d’autres périodes de l’année (ce qui explique certaines naissances « hors période »).

L’ovule fécondé reste en attente pendant 10 mois avant de se fixer dans l’utérus. La période de gestation à proprement parler ne dure que deux mois environ. Les petits naîtront l’année suivante en février – mars.

Ce type de reproduction s’appelle l’ovo-implantation différée.

Sa qualité principale

Son hospitalité est connue de toute la forêt, et il n’est pas rare de le voir partager son terrier avec un renard, un chat sauvage, un putois… Il aime la vie de famille et les terriers sont souvent habités par plusieurs groupes familiaux ou clans.

 


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jeudi, 29 juin 2017 11:09

Moufette rayée

Caractéristiques de la Moufette rayée

Famille : Mustélidés

Longueur : 50 à 75 cm

Poids : 1 à 6 kg

Mue : Au printemps et à l’automne

Maturité sexuelle : 7 mois

Longévité : 4 ans

  • Très myope, odorat excellent
  • Pattes courtes armées de solides griffes non rétractiles
  • Long pelage noir lustré
  • Deux grosses rayures blanches couvrent le dos
  • Queue longue et touffue de 17 à 28 cm, noire, souvent parsemée de poils blancs

La Moufette rayée (Mephitis mephitis) appartient à la famille des Mustélidés, dont font aussi partie la belette, le vison et la loutre.

On la retrouve sur presque tout le territoire nord-américain. Elle est toutefois absente de la partie la plus au nord du Canada et de la côte de la Colombie-Britannique. Au Canada, on compte 4 sous-espèces de moufettes.

Des habitats variés

La Moufette rayée est présente dans une grande variété d’habitats. Elle fréquente les forêts mixtes ou feuillues, les prairies et les régions agricoles et elle ne défend pas de territoire. Elle s’adapte aisément à la vie de ville et de banlieue ce qui peut la rendre parfois incommodante, surtout si elle décide de s’établir chez vous!

La tanière

La moufette s’établit habituellement dans le gîte abandonné d’une marmotte ou d’un renard. Long de 2 à 6 mètres, le terrier descend à environ 1 mètre de la surface et peut avoir 5 entrées. Le nid est tapissé d’herbes et de feuilles. La moufette peut aussi élire domicile sous un bâtiment, sous une souche ou dans un tas de pierres.

La rencontre amoureuse

Au printemps, le mâle part en quête de femelles. La rencontre amoureuse donne lieu à de bonnes batailles entre les deux partenaires. Immédiatement après l’accouplement, la femelle chasse le mâle qui peut s’accoupler avec plusieurs femelles.

Une croissance rapide

Début mai, après une gestation de 62 à 68 jours, la mère donne naissance à 5 ou 6 petits, en moyenne. Les petites moufettes pèsent environ 30 g et mesurent à peine 10 cm, queue comprise. La croissance des bébés est rapide. En une semaine, ils doublent de poids.

À la queue leu leu

Dès l’âge de 2 mois, les petits sont initiés à la recherche de nourriture. À la fin de l’été, les petits suivent leur mère en circulant à la queue leu leu. À l’automne, ils sont autonomes, mais choisissent souvent de passer l’hiver bien au chaud dans le terrier de maman.

Hiberner en groupe

Les moufettes hibernent en groupe : on peut retrouver jusqu’à 12 individus dans un même terrier, surtout des femelles adultes accompagnées de leurs petits. Il arrive qu’un mâle se joigne au groupe, mais la plupart du temps, le mâle se réfugie en solitaire dans sa propre tanière.

Un long sommeil

En décembre, la moufette plonge dans un sommeil qui se poursuivra jusqu’en mars. Elle n’hiberne pas vraiment, mais son métabolisme est considérablement ralenti. Par temps doux, il arrive qu’elle sorte brièvement de sa léthargie pour aller se nourrir. Au cours de l’hiver, la moufette perdra environ 30 % de son poids.

Une omnivore très utile

Grande consommatrice de petits mammifères, la moufette varie son régime selon les saisons. Graines, noix, fruits, larves, charognes, insectes, oisillons et amphibiens font aussi partie de son menu. Elle est surtout utile parce que son alimentation se compose en partie d’organismes nuisibles aux humains.

Un parfum bien spécial

Avant de se défendre, la moufette donne plusieurs avertissements; elle grogne, gratte le sol et lève la queue dans les airs. Si l’adversaire persiste, elle contracte ses 2 glandes anales et l’asperge d’un liquide jaunâtre très nauséabond. Ce musc peut être projeté avec précision à 5 ou 6 m de distance et 4 à 5 fois d’affilée, si nécessaire.

Prédateurs

Le parfum de la moufette tient à distance les prédateurs. Ainsi profite-t-elle d’une vie plutôt tranquille, à condition de ne pas croiser un grand-duc qui lui, ne se laisse pas intimider par son odeur. Plus rarement, elle fera aussi partie du menu du lynx roux, du renard, du coyote et du pékan, s’ils ne trouvent vraiment rien d’autre à se mettre sous la dent.

 


 

Source : Humanima

A voir ci-dessous vidéo "La Moufette et le Chien"

 


 

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Un projet d’arrêté annoncé dans l’Oise fait bondir les associations de protections des animaux et de la nature.

En effet, la préfecture du département français souhaite durcir la régulation des blaireaux européens en autorisant les tirs de nuit et le piégeage. Une autorisation qui diminuerait la population de blaireaux dans la région.

UN ARRÊTÉ POUR CHASSER LE BLAIREAU

Il ne fait plus bon de vivre dans l’Oise pour les blaireaux européens (Meles Meles). En effet, depuis le 13 mai, un projet d’arrêté préfectoral vise à durcir la régulation de ces animaux dans la région. Il est ouvert à la consultation publique jusqu’au 3 juin 2017. Que se passerait t-il pour le blaireaux si la mesure était approuvée ? Il serait désormais possible aux lieutenants de louveterie et à toute personne possédant un agrément préfectoral adéquat d’organiser des battus la nuit avec des armes à feu équipées de silencieux et munis de lampes, jusqu’au 31 décembre 2017.

Le piégeage sera également autorisé. Cette technique de chasse consiste à utiliser divers dispositifs, comme les cages trappes, les collets à arrêtoir et les pièges à lacets. Ces pièges sont principalement destinés à tuer les animaux. Ils pourraient aussi viser d’autres animaux présents sur le territoire. Ils seraient utilisés en complément du déterrage, une méthode de chasse qui pousse les animaux hors de leurs terriers à l’aide de chiens de chasse.

UNE CHASSE PEU JUSTIFIÉE

Pour beaucoup d’associations de protection des animaux, cet arrêté est injustifié. Selon la préfecture, le blaireau causerait de « lourds dégâts agricoles » et un « préjudice économique aux agriculteurs ». Désormais, à partir de 76 euros de dégâts minimum causés sur tout une commune, la chasse aux blaireaux serait autorisée. Cependant, comme l’affirme la Société Française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM)n « aucun élément présenté ne permet de confirmer la réalité de ces dégâts ». D’autant plus que, dans l’alimentation du mustélidé, la consommation de cultures agricoles reste marginale.

La préfecture indique dans son projet d’arrêté l’observation d’une importante présence de ces animaux sur le territoire. Encore une fois, la SFEPM souligne la nature infondée de cet argument qui ne découle d’aucune étude valable qui justifierait cette présence dite importante du blaireaux. Le département de l’Oise affirme également que le blaireau serait un animal porteur de la tuberculose bovine, et que cet arrêté aiderait à diminuer les risques. Ici encore, un argument qui pose problème. En effet, l’Oise est classée au niveau 1 de la surveillance de la tuberculose bovine selon le bilan du dispositif Sylvatub (paru en 2016), soit le niveau de risque le plus faible.

Le mustélidé a disparu d’une partie de son aire de répartition naturelle du fait de la chasse et du piégeage

LE BLAIREAU, UN RÉEL PROBLÈME DANS L’OISE ?

La SFEPM souligne que ce projet d’arrêté « contrevient à la Convention de Berne qui interdit l’usage du collet et des tirs de nuit avec sources lumineuses ». Dans des cas exceptionnels, des dérogations peuvent être délivrées. Cependant, au vue des diverses observations des associations de protection de la nature et des animaux et des arguments discutables émis par la préfecture, la situation dans l’Oise concernant le blaireau européen ne serait pas exceptionnelle. Cet acharnement contre le mustélidé de la part du département reste alors incompris.

 


 

Source : dailygeekshow

 


 

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