La faune selon Axelle

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lundi, 31 juillet 2017 09:35

Le Messager sagittaire

Le messager sagittaire, Sagittarius serpentarius, est un oiseau de proie de la famille des Sagittaridés, vivant dans les zones arides de l'Afrique subsaharienne.

C'est le seul rapace au comportement terrestre.

Encore appelé oiseau secrétaire ou serpentaire, le messager sagittaire possède de longues pattes, un corps élancé mais puissant atteignant 1,5 mètre de longueur et 2,1 mètres d'envergure.

Il porte à l'arrière de la tête une huppe constituée d'une vingtaine de plumes noires érigées. Son plumage est gris clair. La partie haute de ses pattes est couverte de plumes noires et ses ailes sont bordées de blanc. Sa tête et son bec ressemblent à ceux du caracara. Sa queue est ornée d'une paire de longues plumes médianes. Ses pattes présentent d'épaisses écailles destinées à le protéger des morsures de serpent.

Les serpents font partie de l'alimentation principale des messagers sagittaires. Mais ces derniers se nourrissent également de lézards, de sauterelles, de souris et d'œufs d'oiseaux.

Ils chassent au sol, à deux ou en petits groupes qui communiquent par hululements. Ils tuent les serpents en les écrasant avec leurs pattes ou, parfois, en les projetant en l'air.

Bien qu'ils n'aient jamais été menacés, les messagers sagittaires sont protégés dans la plupart des nations africaines et sont parfois apprivoisés autour des fermes pour éliminer les serpents. Leur nid est large, construit dans un arbuste. La portée, généralement de deux oisillons, naît après sept semaines d'incubation. Le mâle et la femelle nourrissent les petits par régurgitation.

 


 

Source : Universalis.fr

 


 

Publié dans Les Rapaces

Comportements :

La Perruche à collier est un oiseau hardi et opportuniste, capable de s'adapter à de nombreuses situations. Il est grégaire et on peut l'observer en groupes plus ou moins importants à la périphérie des grandes cités. Après la nidification, les colonies se désintègrent et les bandes se séparent.

Cet oiseau est sédentaire, ce qui ne l'empêche pas d'effectuer Perruche à collier des mouvements locaux, surtout en Afrique où il remonte légèrement vers le nord en direction du Burkina Faso et de la Mauritanie pendant la saison des pluies (août à novembre).

Nidification :

Dans l'ouest de l'Afrique et probablement dans la péninsule arabique où elle a été sans doute introduite, la Perruche à collier niche du mois de décembre au mois de mai. Au Nigéria, la reproduction est tentée au mois de mai mais elle échoue souvent à cause des agresssions des calaos à bec rouge (Tockus erythrorhynchus). En Afrique du Sud, la nidification se déroule en septembre dans les boisements de saules. En Asie, la saison a lieu de janvier à avril et parfois en juillet. Au Royaume Uni, (population introduite) la ponte intervient de janvier à juin.

Le nid est placé dans une cavité d'arbre qui est souvent élargie ou réaménagée par les oiseaux eux-mêmes. Il est situé entre 3 et 10 mètres au-dessus du sol. Parfois, il est inséré dans la façade d'un rocher ou dans un vieux mur en ruine. Les perruches à collier nichent en colonies lâches. La ponte comprend habituellement 3 ou 4 œufs qui sont couvés pendant 22 ou 23 jours. Le séjour des oisillons au nid dure environ une cinquantaine de jours (7 semaines). Pas d'autres renseignements.

Régime :

En Afrique, l'alimentation est composée principalement de fruits de matières végétales telles que les figues, les fruits de jujubiers et de tamariniers, les goyaves, les dattes, les fruits du baobab er les graines Perruche à collier d'acacias plus une grande variété de graines cultivées comme les noix, le sorgho, le millet, les lentilles, les fruits des palmiers à huile et le café.

En Asie, le régime comprend aussi et surtout des végétaux provenant des acacias, des casuarinas, des figuiers, des jujubiers. Il comporte aussi des fleurs de divers arbres et du nectar. En Asie, et plus particulièrement en Inde, la Perruche à collier est considérée comme un véritable fléau pour l'agriculture car elle pénètre en larges bandes dans les champs cultivés où elle effectue des ravages dans les étendues de céréales, les plantations de citronniers et de pruniers.

Dans certaines régions, les goyaves sont appréciées par dessus tout. Le maïs est consommé de septembre à décembre. Les populations férales d'Angleterre ponctionnent les fruits et les baies des rosacées et des pins ainsi que les céréales. Celles d'Arabie Saoudite sont particulièrement friandes de dattes et de graines de tournesol.

Protection / Menaces :

D'après le Handbook, cette espèce n'est pas globalement menacée. Dans son habitat naturel et dans la majorité des régions où elle a été introduite, elle est même relativement abondante, preuve de sa très bonne adaptation.

Ses effectifs et son territoire sont en pleine expansion partout où elle rencontre de bonnes conditions dues au développement de l'agriculture et de l'horticulture. Cet oiseau bénéficie d'une bien mauvaise réputation en raison des dommages qu'il cause à l'agriculture, y compris dans les zones où il a été introduit.

 


 

Source : Oiseaux.net

A lire aussi : Perruche à collier (Identification, chant, habitat et distribution)

 


 

Publié dans Les Oiseaux

Identification :

Cette perruche d'assez grande taille (environ 40 à 50 centimètres) affiche un plumage vert jaunâtre pâle. La mandibule supérieure est rouge foncé avec une pointe noire. La mandibule inférieure est noire, le menton et la zone malaire sont également noirs, décrivant une courbe qui s'amincit au niveau du côté du cou ou elle forme une sorte de demi-collier. Ce dernier est souligné par une étroite ligne rose qui se développe jusqu'à la nuque. Au dessus de celle-ci, on peut apercevoir une vague couleur bleu-mauve qui se poursuit jusqu'à l'arrière du capuchon.

Les rémiges sont vert plus sombre au dessus, grises en-dessous. Les rectrices centrales sont vert bleuâtre sur le dessus et teintées d'ocre sur le dessous.

Chez la femelle, le bleu, Perruche à collier le rose et le noir sont absents de la tête. A la place, il y a un collier couleur émeraude. Les immatures ressemblent aux femelles mais ils ont une nuance plus jaune. Leur collier est absent ou très discret. La race parvirostris est plus sombre, avec un collier rose plus foncé chez le mâle et une mandibule supérieure entièrement rouge. La race boréalis est plus grande et plus grise sur le dessous. Elle possède plus de bleu sur la tête. Le bec est généralement tout rouge. La race manillensis ressemble à la précédente, mais elle a du noir sur la mandibule inférieure.

Chant :

Quand ils sont perchés dans un arbre ou qu'ils sont en vol, les perruches à collier émettent des notes stridentes et criardes du genre "kii-aa" ou "kiy-ak". D'autres expressions sonores, du type "kyik-kyik-kyik" Perruche à collier sont également audibles. En cage ou en captivité, ces oiseaux sont capables d'imiter les bruits familiers de la maison et même d'articuler quelques mots.

Habitat :

Les perruches à collier fréquentent une grande variété d'habitats qui va des semi-déserts jusqu'aux jungles secondaires semi-clairsemées. On les trouve principalement dans les régions basses mais en Asie, elles peuvent grimper jusqu'à 1 600 mètres et en Ethiopie jusqu'à 2 000 m d'altitude.

Si l'on veut rentrer plus dans les détails, ces oiseaux peuvent être observés dans les savanes demi-désertiques à herbes rases, dans les broussailles clairsemées et les zones Perruche à collier de buissons, dans les vallées boisées, les savanes arbustives et les forêts à feuilles permanentes qui longent les cours d'eau. Ils vivent également dans les boisement de pins qui recouvrent les versants des collines, les terres cultivées avec des arbres épars, les jardins, les vergers et les entrepôts de grains dans les gares de chemin de fer.

Distribution :

Les perruches à collier sont réparties dans les zones tropicales de l'hémisphère Nord dans les 2 continents, africain et asiatique. En Afrique, leur aire de distribution s'étend de la Mauritanie et du Sénégal jusqu'à la mer Rouge et forme une assez large bande au sud du Sahara. En Asie, elle occupe surtout le sous-continent indien à partir du Pakistan et se poursuit jusqu'au sud de la Chine et en Indochine. Il ya officiellement 4 sous-espèces : P. k. krameri (Afrique, du sud de la Mauritanie et du Sénégal jusqu'en Ouganda et au sud du Soudan) - Perruche à collier P. k. parvirostris (Afrique, centre-est du Soudan jusqu'à Djibouti et le nord-ouest de la Somalie en passant par l'Erythrée et l'Ethiopie) - P. k. borealis (Asie, nord-ouest du Pakistan, nord de l'Inde, Népal, nord du Myanmar,et sud-est de la Chine (Guangdong) - P. k. manillensis (Asie, sous-continent indien au sud du 20ème degré de latitude Nord et Sri Lanka). De nombreuses populations férales sont présentes en Afrique, en Arabie, dans le Paléarctique Occidental et dans l'ouest de l'Asie ainsi qu'à l'île Maurice, Hong Kong, Macao, Singapour et même les Etats-Unis.

 


 

Source : Oiseaux.net

A lire aussi : Perruche à collier (Comportement, nidification et régime)

 


 

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mardi, 25 juillet 2017 15:14

Un Hibou.... Des Hiboux

Les ducs, petits, moyens ou grands sont les princes de la nuit.

C’est une chouette ou c’est un hibou ?

Les deux pourraient répondre un anglais, dont la langue qui ne fait pas de distinction, les appelle du même mot : owl. Rien à dire à cela, ces oiseaux sont tellement proches qu'à l'exception de la chouette effraie qui est un membre de la famille des tytonidés, ils sont tous frères ou cousins au sein de la famille des strigidés.

Le vocabulaire français est riche. Il nous offre un distinguo en séparant deux groupes parmi ces oiseaux : ceux qui n'ont pas "d'oreilles", les chouettes et ceux qui ont des "oreilles", les hiboux.

Nos hibou...x (hiboux avec un x !) montrent volontiers leurs oreilles en grec et en latin.

- Le moyen-duc est alors asio otus : celui qui a des oreilles.

- Le petit-duc est otus scops : celui qui a des oreilles et qui regarde tout.

- Le hibou des marais ou hibou brachyote est celui qui en grec a des oreilles courtes.

Le mot hibou vient de l'onomatopée de son cri. Il est houhou en normand, hourhou en gascon. Cette légère différence entre ces cris de hiboux donne à entendre que les oiseaux ont peut-être, eux aussi, un accent.

Comme les chouettes, les hiboux hululent ou ululent.

L'étymologie est encore une fois primordiale pour mieux connaître ces oiseaux et leurs rapports avec les hommes. Ils font partie à l'exception des chouettes effraie de la famille des strigidés. Strigidé dérive du mot grec et latin strix qui désignait à la fois le vampire qui suce le sang et la sorcière chargée de faire peur aux petits enfants dissipés.

Les quatre espèces de hiboux que l’on peut rencontrer en France :

Le grand-duc d'Europe (bubo bobo)

C'est sûrement à lui que l'on doit l'appellation de duc. Duc pour montrer la noblesse de l'oiseau.

C'est un des plus gros et majestueux de l'avifaune française.

Longueur : 70 cm.

Envergure : jusqu'à 190 cm.

Poids du mâle : 2 kg ; de la femelle : 2,6 kg (comme chez presque tous les rapaces la femelle est plus grosse que le mâle).

C'est un costaud au corps massif. Ses ailes sont puissantes longues, larges et arrondies. Son plumage tient du camouflage, il est couleur jaunâtre constellé de tâches sombres. Ses oreilles, appelées aigrettes, sont brun noir. Il est armé d'un bec crochu et épais de couleur noire. Les pattes sont recouvertes de plumes.

On peut reconnaitre l'âge approximatif d'un grand-duc à la couleur de ses yeux. Ils sont jaunes quand l'oiseau est juvénile, orange lorsqu'il est adulte et de plus en plus rouges au fur et à mesure qu'il vieillit.

Il fréquente les vallées avec des terrains rocheux recouvert de végétation. Il n'est présent qu'à l'Est d'une ligne qui va de Biarritz au Grand duché du Luxembourg. Il n'y a pas de grands-ducs en Corse.

Le grand-duc n'est pas un migrateur.

C'est un oiseau solitaire qui est totalement nocturne. Il passe la journée dans un trou de rocher ou au pied d'un buisson.

La période de reproduction occupe presque la moitié de l'année. Elle commence au début de l'hiver par les recherches du partenaire et les parades. La ponte (2 à 3 oeufs blancs) a lieu de janvier à mars. L'incubation dure 7 semaines dans un nid sommaire fait à terre sur un replat de roche. Les petits ne le quittent qu'après environ 2 mois. La maturité sexuelle arrive au cours de la troisième année. Un grand-duc peut vivre environ 20 ans.

Le grand-duc est un redoutable chasseur qui se nourrit de lapins, de canards, de corvidés et aussi de rapaces diurnes et nocturnes.

Dans certaines régions les populations de grands-ducs évoluent au détriment de celles de faucons pèlerins.

Le grand-duc est également capable de pêcher des poissons de belle taille.

Le cri du grand-duc est audible en hiver. C'est en général un long hululement qui peut se faire entendre jusqu'à 4 km. Parfois, il émet des borborygmes semblables aux bougonnements d'un vieux bonhomme grincheux en colère.

La population française estimée à 1 000 couples semble être stabilisée dans les zones où l'emploi des insecticides est raisonnable.

Le grand-duc en Languedoc est le grand hibou à corne.

Le hibou moyen-duc

Longueur : 35 cm.

Envergure : Jusqu'à 100 cm.

Poids : 280 gr pour le mâle, 370 gr pour la femelle (il est étonnamment léger au regard de ses mensurations, ce qui est le cas de la plupart des rapaces nocturnes).

Il a une silhouette élancée. Ses oreilles sont longues et très visibles. Le plumage du corps est brun jaunâtre avec un mouchetage de tâches brun foncé.

Il est présent et niche partout en France.

L'hiver, notre territoire accueille de nombreux migrateurs venus du Nord et l'Est.

Ces oiseaux se regroupent en dortoir pour dormir pendant la journée. Il n'est pas rare de les surprendre en grand nombre (plusieurs dizaines) perchés sur le même arbre.

Il se nourrit de petit rongeurs mais également de moineaux qu'il chasse au vol. Il pond dans un vieux nid de corneille ou de pie, 3 à 5 oeufs blancs. Les petits naissent après 5 semaines d'incubation, quittent le nid après 3 semaines et restent alors groupés à proximité. En cas de danger, les jeunes encore recouverts de duvet blanc tentent d'impressionner les prédateurs. Ils ébouriffent leurs plumes et font face courageusement en émettant des sons dissuasifs et disproportionnés.

Le hibou petit-duc ou Petit-duc (scops-otus scops)

C'est un petit trapu.

Longueur : 20 cm.

Envergure : 60 cm.

Poids : entre 70 et 130 gr.

Sa couleur est gris-brun.

Le bec est fort d'une couleur tirant sur le gris bleuté. La face est aplatie avec des oreilles courtes. L'oeil est gros de couleur jaune citron. Les pattes sont solides et recouvertes de plumes.

Il aime la chaleur et le soleil. C'est un migrateur qui passe l'hiver sous les tropiques africains du Sénégal à l'Éthiopie et dans le sud de l'Europe. Revenu pour nicher en France, il ne passe pas le nord de la Loire à l'exception des départements du Bas-Rhin et de l'Yonne. Il est absent aussi du Centre et de la région limitrophe des Pyrénées. Il reste de mars à septembre.

Il se nourrit de gros insectes comme des lucanes, des grillons, des papillons nocturnes mais aussi d'oiseaux de petite taille et de batraciens.

Il niche dans un arbre creux. Les oeufs sont blancs et éclosent après 25 jours d'incubation. Ces oiseaux, largement inféodés pour leur alimentation aux populations d'insectes, sont menacés par les insecticides qui rendent la nourriture plus rare et stérilisent les oeufs.

Jean-Claude Chantelat, éminent ornithologue et auteur du Guide des Oiseaux de France aux éditions Solar, s'amuse en se souvenant avoir été trompé par le chant du crapaud calamite. "Ces notes claires et flutées" ressemblent à s'y méprendre à celles émises par un petit-duc.

Le hibou des marais ou hibou brachyote (asio flammeus)

Flammeus, (couleur de feu) souligne sa couleur plutôt rousse pour un hibou. Il est brachyote, ce qui signifie qu'il a un bec court. Il est des marais, ce qui laisse entendre qu'il fréquente volontiers les endroits mouillés mais ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il se nourrit en pêchant.

Il a une allure allongée malgré des ailes arrondies.

Longueur : 38 cm.

Envergure : 105 cm.

Poids : entre 250 et 420 gr.

Le bec est noir et crochu. L’œil est jaune et gros.

Il est présent toute l'année en France au nord d'une ligne allant de Biarritz à Strasbourg et également dans la pointe sud-est du territoire. Les populations se renforcent en hiver de migrateurs venus d'Europe septentrionale.

Ces oiseaux, comme les moyens-ducs, se regroupent en dortoirs. Une dizaine d'individus se retrouve alors au sol pour passer la nuit. La femelle pond 5 à 6 oeufs blancs à même le sol. L'incubation dure environ 4 semaines. Le hibou des marais se nourrit de petits rongeurs et de petits oiseaux.

Homonymes

Les hiboux blanc, noir et rouge sont des cépages savoyards.

Réputation et croyances

J'ai vu des hiboux se croire des aigles écrivait Voltaire à propos de ceux qui ne savaient pas garder leur rang.

Il vit comme un vieux hibou se dit de celui qui a choisi la retraite et la solitude.

On dit de certains hiboux qu'ils sont sages et prévoyants puisqu'ils savent se ménager des provisions en coupant les pattes des souris et ainsi les garder vivantes.

Dans l'esprit populaire hibou et chouettes sont mis dans le même sac. La liste des griefs et des turpitudes est longue et obscure comme une nuit sans lune.


 

Source : Prat!que.fr 

 


Publié dans Les Rapaces
lundi, 17 juillet 2017 11:48

Le Flamant rose

Le Flamant rose est un oiseau de grande taille caractérisé par la coloration rose de son plumage. Avec son long cou, il atteint le fond des eaux basses qu'il suce avec son bec retourné.

A l'intérieur de son bec les petits animaux et les végétaux sont filtrés par de fines lamelles. Le flamant rose vit en colonies denses sur les bas-fonds riches en sels des rivages marins ou lacustres. En France, c'est la Camargue qui est son lieu de séjour privilégié.

Description de l’espèce

Le Flamant rose (Phoenicopterus ruber) appartient à la famille des Phoenicopteridés. Le Flamant rose possède un corps blanc à rose, les couvertures alaires rouges et les rémiges noires. Les pattes sont entièrement roses et palmées. Le bec, recourbé, est également rose avec l’extrémité noire. En vol, les ailes apparaissent assez petites de couleur rouge avec les extrémités noires, les pattes et le cou sont tendus.

- Taille : 120-145 cm

- Envergure : 140-170 cm

- Poids : 2,5 – 3,5kg

Confusions possibles

Le Flamant rose peut difficilement être confondu avec une autre espèce.

Biologie

Ecologie

Le Flamant rose fréquente les lagunes, les grands lacs, les deltas, les zones côtières, peu souvent l’intérieur des terres. On le retrouve généralement dans les eaux très salines ou alcalines, ne dépassant pas 1 m de hauteur.

Comportement

Groupe de Flamant rose Le Flamant rose est une espèce à la fois migratrice, partiellement migratrice et parfois erratique. Une partie de la population est résidente dans l’ouest de la méditerranée, en Camargue, en Andalousie ou encore dans le nord-ouest de l’Afrique. La migration commence en juillet se poursuit jusqu’au mois d’octobre voire plus tard par temps froid. Le mouvement retour a lieu au mois de mars. Les aires d'hivernage sont situées dans l'est du bassin méditerranéen, principalement en Turquie, à Chypre, en Libye et dans le nord de l'Egypte. Des individus non reproducteurs sont présents toute l’année sur les aires d’hivernages. Toutefois, ils peuvent être sujets à des mouvements irréguliers en réponse à des variations de température ou du niveau de l’eau.

Reproduction

Juvénile de Flamant rose Le Flamant rose niche généralement sur un terrain humide, boueux. Parfois ils choisissent une zone de végétation, précédemment piétinée puis creusée. Il niche dans de vastes colonies pouvant atteindre plusieurs milliers de couple, les nids sont assez proches les uns des autres : la distance est environ de 35 cm entre chaque nid (de 20 à 50 cm). Le nid est un monticule conique de terre cuite avec une coupe peu profonde au sommet. La ponte a lieu généralement mi avril en région méditerranéenne, mais la date est variable suivant la pluviométrie, la température et le niveau de l’eau. La femelle pond un seul œuf ovale recouvert de dépôt calcaire.L’incubation dure de 28 à 31 jours. L’envol des jeunes a lieu à environ 70 à 75 jours.

Régime alimentaire

Le régime alimentaire du flamant est principalement constitué de petits invertébrés, insectes, crustacés, mollusques, et annélides, mais aussi de certains protozoaires, diatomées, algues, de graines et de fragments de plantes, et enfin de temps en temps du poisson. L’alimentation se fait essentiellement à l'aube et au crépuscule, et la nuit, en marchant dans l'eau et la boue (jusqu'à 70-80 cm de profondeur) ou plus rarement en nageant (jusqu'à 120-130 cm). La méthode d'alimentation la plus commune consiste en un lent déplacement en avant, avec une action de fauchage de la tête, prélèvement de l’eau et expulsion via la langue, il ingère des particules piégées par lamelles du bec.

Répartition géographique - Evolution et état des populations

Le Flamant rose est largement distribué du sud de l’Europe au sud-ouest de l’Asie, ainsi qu’en Afrique et en Amérique Centrale. En Méditerranée, il niche en grand nombre en Camargue, en Andalousie, et sur plusieurs zones humides de la Turquie. En France l’espèce est inféodée aux zones humides méditerranéennes. L’ensemble des effectifs nicheurs français sont regroupés en Camargue. En période d’hivernage, l’espèce est répartie sr l’ensemble des départements côtiers méditerranéens ainsi qu’en Haute-Corse.

La population nicheuse européenne de l’espèce est estimée à 57 000 couples. La répartition des effectifs nicheurs se fait ainsi : Espagne (23 000 couples), Turquie (15 000 à 16 000 couples), France (15 300 couples), Italie (2900 à 3300 couples), Azerbaïdjan (100 à 500 couples) et Chypre (4 à 40 couples). La population hivernante de l’espèce en Europe est estimée à plus de 110 000 individus, dont 58 000 en France.

La population européenne a subi une importante augmentation de ses effectifs entre 1970 et 1990, principalement en France.

Une surveillance de l’espèce doit toutefois être réalisée, car la nidification de l’espèce est très localisée : 90% des effectifs sur moins de 10 sites. Un problème sur l’un des sites reproducteurs pourrait avoir de graves conséquences. La principale menace à moyen et long terme est la destruction des zones humides méditerranéennes. A cela il faut ajouter, l’impact négatif de la pollution (notamment des lacs et autres zones humides closes), les collisions avec les lignes électriques ainsi que l’industrialisation et le développement des activités touristiques.


 

Source : Conservation Nature 

 


 

Publié dans Les Oiseaux
vendredi, 14 juillet 2017 06:43

Le Pic vert

Pic vert Picus viridis (Linnaeus, 1758)

Ordre : Piciformes

Famille : Picidés

Genre : Picus

Espèce : viridis

Taille : 33 cm

Envergure : 40 à 42 cm.

Poids : 180 à 220 g

Longévité : 7 ans

Identification :

Pic vert Localement appelé oiseau de pluie, ou encore pleu-pleu, le Pic vert est de la grosseur d'un geai, il a un plumage vert et jaune. Les plumes de la tête forment une sorte de béret d'un rouge éclatant. Chez le mâle, de chaque côté du bec, une tache rouge encadrée de noir dessine une moustache. Celle-ci est entièrement noire chez la femelle. Les jeunes sont colorés a peu près comme les adultes, mais le plumage est fortement tacheté et barré.

La langue des pics est effilée, très longue, visqueuse et pourvue de nombreux corpuscules de tact, dont l'extrémité petite, plate et pointue, est ornée de petits crochets. Elle peut-être projetée loin en avant. Leurs tarses sont courts et les doigts pourvus d'ongles solides et recourbés. Deux Pic vert sont dirigés en avant et deux en arrière, ils leurs permettent de grimper facilement aux arbres tout en prenant appui sur les plumes de la queue, excessivement robustes.

Chant :

A la période des amours, "gleuhgleuh gleuck gleuckleuck-leuck" ; l'appel de la femelle est plus court et moins sonore.

Habitat :

L'espèce affectionne les vergers, les bosquets, les haies avec des arbres, mais aussi les lisières des forêts et les bois clairs, situés à côté de prairies qui lui sont indispensables. On peut aussi les trouver dans les parcs et les grands jardins.

Distribution :

A l'exception de sa présence en Turquie et Iran, le Pic vert est une espèce européenne, présente des îles britanniques (mais pas en Irlande) à la région de Moscou et du sud de la Scandinavie (il est absent de Finlande) aux rivages de la Méditerranée (absent du Péloponnèse et de l'ensemble des îles méditerranéennes). Dans la péninsule ibérique (sauf peut-être dans l'extrême nord-ouest) et, en France, dans une étroite bande allant du littoral de l'Aude aux forêts d'altitude des Pyrénées-Atlantiques on rencontre le Pic de Sharpe.

Comportements :

Un ricanement sonore attire notre attention : le Pic vert s'éloigne de son vol onduleux, caractéristique de la plupart des pics. Sa manifestation est le chant que l'on entend toute l'année. Ses cris dénotent une agressivité toujours latente et, aussi bruyant qu'il soit, cet oiseau ne tambourine pas. C'est un oiseau qui excelle dans l'art de grimper. Les pics accomplissent leurs ascensions en enfonçant leurs ongles recourbés Pic vert dans l'écorce des arbres puis prenant appui sur leur queue, effectuent de petit sauts.

Vol :

Le vol est lourd et onduleux. On a parfois l'impression que l'oiseau va s'écraser au sol.

Nidification :

Nid : Dès le début du mois de janvier, on voit les couples explorer les arbres et commencer à percer plusieurs trous dans des bois assez tendres. Aussi, procure-t-il des logements à d'autres oiseaux cavernicoles. Vers la fin d'avril, le couple creuse une cavité de 50 centimètres de profondeur, dans un tronc d'arbre pourri. Ponte : La femelle pond de 5 à 7 œufs (31 mm x 22 mm), qu'elle couve alternativement avec le mâle pendant 15 à 17 jours. Les jeunes éclosent la peau nue et aveugles ; les deux parents les nourrissent essentiellement de fourmis et de leurs nymphes. Les jeunes quittent la cavité après 18 à 21 jours, puis se tiennent encore quelques jours dans le voisinage du trou, à l'intérieur duquel ils se réfugient la nuit.

Régime :

Bien qu'il soit souvent sur les arbres, le Pic vert se nourrit principalement à terre. Il avance sur le sol en sautillant à la recherche de fourmilières. Après avoir pratiqué un trou avec son bec, il y introduit sa langue en engluant les fourmis et leurs larves. Si sa nourriture se compose surtout d'insectes, il la complète aussi de graines et de baies.

 


 

Source : Oiseaux.net

 


 

Publié dans Les Oiseaux
jeudi, 15 juin 2017 09:55

Le Paon

Description physique

Les paons sont de grands oiseaux connus pour leur aspect majestueux. Leur poids varie entre 3,5 et 6 kg. Sans la queue, le mâle mesure entre 90 et 110 cm, et la femelle, légèrement plus petite, mesure 86 cm.

Le paon le plus répandu est le paon bleu aux plumes et ocelles bleues et vertes. On retrouve également des paons au plumage blanc et d'autres aux couleurs noires et grises.

Mâle et femelle se différencient grâce aux couleurs du plumage et à la longueur des plumes de la queue. En effet, la queue de la femelle est beaucoup plus courte et son plumage peu éclatant. Chez le mâle par contre, la queue comprend plus de 100 plumes et forme une traîne pouvant atteindre 1,50 m de long et son plumage est très coloré. Les plumes de la queue du paon mâle adulte peuvent se dresser en éventail, on dit alors qu’il fait la roue. Cette roue présente des motifs ressemblant à des yeux appelés ocelles. Sur sa tête sont dressées des plumes formant un ensemble appelé aigrette.

Son lieu de vie

À l’origine, les paons sont originaires d’Asie. Mais en raison de leur belle allure, ils ont toujours été largement domestiqués dans le monde entier. On les retrouve dans les parcs, jardins et zoos où ils peuvent être admirés et nourris librement par des visiteurs.

À l’état naturel, le paon habite les forêts et les lieux proches des cours d’eau. Il est répandu en Asie, notamment en Inde et au Sri Lanka. Il est aussi présent aux États-Unis, en Afrique du Sud, aux îles Hawaï, aux Bahamas, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Son alimentation

Le paon est omnivore et se nourrit de fleurs, de grains, de feuilles, de pousses de bambou, de figues, etc. Il apprécie également les insectes, les grenouilles, les lézards et les petits serpents.

Sa reproduction

Les paons atteignent leur maturité sexuelle entre 2 et 3 ans, la femelle étant souvent plus précoce que le mâle. La saison de reproduction se situe au printemps. Pour attirer une ou plusieurs paonnes, le paon étale les plumes de sa queue en éventail.

Après l’accouplement, la femelle prépare un nid dans lequel elle va pondre 4 à 5 œufs en moyenne. La durée d’incubation des œufs est de 28 à 30 jours et pendant cette période, la paonne reste au sol pour couver ses œufs. À leur naissance, les paonneaux sont recouverts d’un léger duvet brun et jaune. Ils sont nourris par la paonne pendant leurs premiers jours.

Son espérance de vie

La durée de vie du paon va de 10 à 18 ans.

Le cri du paon

Quand le paon émet son cri particulier, on dit qu’il braille ou criaille ou encore paonne. Chez le paon bleu, ce son s’apparente à un « léon » et on peut l’entendre à une distance d’un kilomètre. Il pousse ce cri généralement pour alerter les autres de la présence d’un danger. Les paons verts produisent un cri différent et moins perçant.

Signes particuliers

La journée d’un paon se déroule selon une routine très réglée. Chaque matin, il quitte l’arbre où il a passé la nuit pour chercher sa nourriture sur la terre ferme, dans un secteur bien précis, et regagne le même arbre au crépuscule. De même, la parade nuptiale se déroule dans la même zone chaque fois.

 


 

Source : J'ai tout compris

 


 

Publié dans Les Oiseaux
mercredi, 07 juin 2017 08:46

Le Bouvreuil pivoine

Le Saviez-vous ?

Le bouvreuil est un visiteur régulier de nombreux petits jardins, surtout dans les zones rurales, proches de vergers, mais il peut passer inaperçu car il ne s'écarte pas des abris boisés en restant caché dans les feuillages épais.

Description du bouvreuil pivoine

Taille : 15 cm

Envergure : 28 cm

Poids : 26 gr

Longévité : 17 ans

Statut : protégé

Oiseau trapu à calotte noire.

Le dos gris bleuté, les ailes noires avec une barre blanche, le croupion d’un blanc étincelant, le dessous du corps et les joues sont rouge-rosé vif chez le mâle et brun rougeâtre chez la femelle.

Oisillon brunâtre, sans calotte noire.

Souvent en petites troupes.

Habitat du bouvreuil pivoine

- forêts de conifères ou d’essences mixtes,

- jeunes plantations d’épicéas,

- parcs et jardins.

Alimentation du bouvreuil pivoine

- graines,

- baies,

- bourgeons floraux des pommiers ou des poiriers,

- insectes pour l'élevage des jeunes.

Si un bouvreuil fréquente votre jardin, vous pouvez installer une mangeoire remplie de tournesols, d'avoine, de millet... mais il ne s'installera pas dans votre nichoir.

Reproduction du bouvreuil pivoine

Lieu : dans les arbres

Période de nidification : avril-août

Nombre de couvées : 2

Nombre d’œufs : 4-6

(œufs d'un bleu soutenu tachetés de brun)

œufs couvés pendant : 13 jours

1er envol : 16 jours

 


 

Publié dans Les Oiseaux

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