La faune selon Axelle

Faune - Afficher les éléments par tag : Rapaces
lundi, 31 juillet 2017 09:35

Le Messager sagittaire

Le messager sagittaire, Sagittarius serpentarius, est un oiseau de proie de la famille des Sagittaridés, vivant dans les zones arides de l'Afrique subsaharienne.

C'est le seul rapace au comportement terrestre.

Encore appelé oiseau secrétaire ou serpentaire, le messager sagittaire possède de longues pattes, un corps élancé mais puissant atteignant 1,5 mètre de longueur et 2,1 mètres d'envergure.

Il porte à l'arrière de la tête une huppe constituée d'une vingtaine de plumes noires érigées. Son plumage est gris clair. La partie haute de ses pattes est couverte de plumes noires et ses ailes sont bordées de blanc. Sa tête et son bec ressemblent à ceux du caracara. Sa queue est ornée d'une paire de longues plumes médianes. Ses pattes présentent d'épaisses écailles destinées à le protéger des morsures de serpent.

Les serpents font partie de l'alimentation principale des messagers sagittaires. Mais ces derniers se nourrissent également de lézards, de sauterelles, de souris et d'œufs d'oiseaux.

Ils chassent au sol, à deux ou en petits groupes qui communiquent par hululements. Ils tuent les serpents en les écrasant avec leurs pattes ou, parfois, en les projetant en l'air.

Bien qu'ils n'aient jamais été menacés, les messagers sagittaires sont protégés dans la plupart des nations africaines et sont parfois apprivoisés autour des fermes pour éliminer les serpents. Leur nid est large, construit dans un arbuste. La portée, généralement de deux oisillons, naît après sept semaines d'incubation. Le mâle et la femelle nourrissent les petits par régurgitation.

 


 

Source : Universalis.fr

 


 

Publié dans Les Rapaces
mardi, 25 juillet 2017 15:14

Un Hibou.... Des Hiboux

Les ducs, petits, moyens ou grands sont les princes de la nuit.

C’est une chouette ou c’est un hibou ?

Les deux pourraient répondre un anglais, dont la langue qui ne fait pas de distinction, les appelle du même mot : owl. Rien à dire à cela, ces oiseaux sont tellement proches qu'à l'exception de la chouette effraie qui est un membre de la famille des tytonidés, ils sont tous frères ou cousins au sein de la famille des strigidés.

Le vocabulaire français est riche. Il nous offre un distinguo en séparant deux groupes parmi ces oiseaux : ceux qui n'ont pas "d'oreilles", les chouettes et ceux qui ont des "oreilles", les hiboux.

Nos hibou...x (hiboux avec un x !) montrent volontiers leurs oreilles en grec et en latin.

- Le moyen-duc est alors asio otus : celui qui a des oreilles.

- Le petit-duc est otus scops : celui qui a des oreilles et qui regarde tout.

- Le hibou des marais ou hibou brachyote est celui qui en grec a des oreilles courtes.

Le mot hibou vient de l'onomatopée de son cri. Il est houhou en normand, hourhou en gascon. Cette légère différence entre ces cris de hiboux donne à entendre que les oiseaux ont peut-être, eux aussi, un accent.

Comme les chouettes, les hiboux hululent ou ululent.

L'étymologie est encore une fois primordiale pour mieux connaître ces oiseaux et leurs rapports avec les hommes. Ils font partie à l'exception des chouettes effraie de la famille des strigidés. Strigidé dérive du mot grec et latin strix qui désignait à la fois le vampire qui suce le sang et la sorcière chargée de faire peur aux petits enfants dissipés.

Les quatre espèces de hiboux que l’on peut rencontrer en France :

Le grand-duc d'Europe (bubo bobo)

C'est sûrement à lui que l'on doit l'appellation de duc. Duc pour montrer la noblesse de l'oiseau.

C'est un des plus gros et majestueux de l'avifaune française.

Longueur : 70 cm.

Envergure : jusqu'à 190 cm.

Poids du mâle : 2 kg ; de la femelle : 2,6 kg (comme chez presque tous les rapaces la femelle est plus grosse que le mâle).

C'est un costaud au corps massif. Ses ailes sont puissantes longues, larges et arrondies. Son plumage tient du camouflage, il est couleur jaunâtre constellé de tâches sombres. Ses oreilles, appelées aigrettes, sont brun noir. Il est armé d'un bec crochu et épais de couleur noire. Les pattes sont recouvertes de plumes.

On peut reconnaitre l'âge approximatif d'un grand-duc à la couleur de ses yeux. Ils sont jaunes quand l'oiseau est juvénile, orange lorsqu'il est adulte et de plus en plus rouges au fur et à mesure qu'il vieillit.

Il fréquente les vallées avec des terrains rocheux recouvert de végétation. Il n'est présent qu'à l'Est d'une ligne qui va de Biarritz au Grand duché du Luxembourg. Il n'y a pas de grands-ducs en Corse.

Le grand-duc n'est pas un migrateur.

C'est un oiseau solitaire qui est totalement nocturne. Il passe la journée dans un trou de rocher ou au pied d'un buisson.

La période de reproduction occupe presque la moitié de l'année. Elle commence au début de l'hiver par les recherches du partenaire et les parades. La ponte (2 à 3 oeufs blancs) a lieu de janvier à mars. L'incubation dure 7 semaines dans un nid sommaire fait à terre sur un replat de roche. Les petits ne le quittent qu'après environ 2 mois. La maturité sexuelle arrive au cours de la troisième année. Un grand-duc peut vivre environ 20 ans.

Le grand-duc est un redoutable chasseur qui se nourrit de lapins, de canards, de corvidés et aussi de rapaces diurnes et nocturnes.

Dans certaines régions les populations de grands-ducs évoluent au détriment de celles de faucons pèlerins.

Le grand-duc est également capable de pêcher des poissons de belle taille.

Le cri du grand-duc est audible en hiver. C'est en général un long hululement qui peut se faire entendre jusqu'à 4 km. Parfois, il émet des borborygmes semblables aux bougonnements d'un vieux bonhomme grincheux en colère.

La population française estimée à 1 000 couples semble être stabilisée dans les zones où l'emploi des insecticides est raisonnable.

Le grand-duc en Languedoc est le grand hibou à corne.

Le hibou moyen-duc

Longueur : 35 cm.

Envergure : Jusqu'à 100 cm.

Poids : 280 gr pour le mâle, 370 gr pour la femelle (il est étonnamment léger au regard de ses mensurations, ce qui est le cas de la plupart des rapaces nocturnes).

Il a une silhouette élancée. Ses oreilles sont longues et très visibles. Le plumage du corps est brun jaunâtre avec un mouchetage de tâches brun foncé.

Il est présent et niche partout en France.

L'hiver, notre territoire accueille de nombreux migrateurs venus du Nord et l'Est.

Ces oiseaux se regroupent en dortoir pour dormir pendant la journée. Il n'est pas rare de les surprendre en grand nombre (plusieurs dizaines) perchés sur le même arbre.

Il se nourrit de petit rongeurs mais également de moineaux qu'il chasse au vol. Il pond dans un vieux nid de corneille ou de pie, 3 à 5 oeufs blancs. Les petits naissent après 5 semaines d'incubation, quittent le nid après 3 semaines et restent alors groupés à proximité. En cas de danger, les jeunes encore recouverts de duvet blanc tentent d'impressionner les prédateurs. Ils ébouriffent leurs plumes et font face courageusement en émettant des sons dissuasifs et disproportionnés.

Le hibou petit-duc ou Petit-duc (scops-otus scops)

C'est un petit trapu.

Longueur : 20 cm.

Envergure : 60 cm.

Poids : entre 70 et 130 gr.

Sa couleur est gris-brun.

Le bec est fort d'une couleur tirant sur le gris bleuté. La face est aplatie avec des oreilles courtes. L'oeil est gros de couleur jaune citron. Les pattes sont solides et recouvertes de plumes.

Il aime la chaleur et le soleil. C'est un migrateur qui passe l'hiver sous les tropiques africains du Sénégal à l'Éthiopie et dans le sud de l'Europe. Revenu pour nicher en France, il ne passe pas le nord de la Loire à l'exception des départements du Bas-Rhin et de l'Yonne. Il est absent aussi du Centre et de la région limitrophe des Pyrénées. Il reste de mars à septembre.

Il se nourrit de gros insectes comme des lucanes, des grillons, des papillons nocturnes mais aussi d'oiseaux de petite taille et de batraciens.

Il niche dans un arbre creux. Les oeufs sont blancs et éclosent après 25 jours d'incubation. Ces oiseaux, largement inféodés pour leur alimentation aux populations d'insectes, sont menacés par les insecticides qui rendent la nourriture plus rare et stérilisent les oeufs.

Jean-Claude Chantelat, éminent ornithologue et auteur du Guide des Oiseaux de France aux éditions Solar, s'amuse en se souvenant avoir été trompé par le chant du crapaud calamite. "Ces notes claires et flutées" ressemblent à s'y méprendre à celles émises par un petit-duc.

Le hibou des marais ou hibou brachyote (asio flammeus)

Flammeus, (couleur de feu) souligne sa couleur plutôt rousse pour un hibou. Il est brachyote, ce qui signifie qu'il a un bec court. Il est des marais, ce qui laisse entendre qu'il fréquente volontiers les endroits mouillés mais ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il se nourrit en pêchant.

Il a une allure allongée malgré des ailes arrondies.

Longueur : 38 cm.

Envergure : 105 cm.

Poids : entre 250 et 420 gr.

Le bec est noir et crochu. L’œil est jaune et gros.

Il est présent toute l'année en France au nord d'une ligne allant de Biarritz à Strasbourg et également dans la pointe sud-est du territoire. Les populations se renforcent en hiver de migrateurs venus d'Europe septentrionale.

Ces oiseaux, comme les moyens-ducs, se regroupent en dortoirs. Une dizaine d'individus se retrouve alors au sol pour passer la nuit. La femelle pond 5 à 6 oeufs blancs à même le sol. L'incubation dure environ 4 semaines. Le hibou des marais se nourrit de petits rongeurs et de petits oiseaux.

Homonymes

Les hiboux blanc, noir et rouge sont des cépages savoyards.

Réputation et croyances

J'ai vu des hiboux se croire des aigles écrivait Voltaire à propos de ceux qui ne savaient pas garder leur rang.

Il vit comme un vieux hibou se dit de celui qui a choisi la retraite et la solitude.

On dit de certains hiboux qu'ils sont sages et prévoyants puisqu'ils savent se ménager des provisions en coupant les pattes des souris et ainsi les garder vivantes.

Dans l'esprit populaire hibou et chouettes sont mis dans le même sac. La liste des griefs et des turpitudes est longue et obscure comme une nuit sans lune.


 

Source : Prat!que.fr 

 


Publié dans Les Rapaces

Sa reproduction

Les aigles peuvent commencer à se reproduire vers l'âge de 4 ou 5 ans. Quand le mâle et la femelle se choisissent, ils font des parades nuptiales composées de montées en spirales, de festons et de piqués, et restent ensemble toute leur vie.

Ils sont fidèles aussi à leur territoire et construisent jusqu'à cinq nids, appelés « aires », qu'ils utilisent pendant plusieurs années. Ces nids sont faits de branches, d'herbes, d'écorces, de feuilles mortes et de mousses pour le fond et sont construits dans un endroit inaccessible, sur une falaise ou en haut d'un arbre. Ils mesurent jusqu'à 2 ou 3 m de diamètre et, au fil des années et des réparations successives, ils peuvent atteindre 2 m de haut et peser jusqu’à 1 tonne. Il faut 4 à 6 semaines pour construire un nid.

Chaque année, en mars ou avril, la femelle pond entre 1 et 4 œufs (mais le plus souvent 2) à 3 ou 4 jours d'intervalle. Ces œufs sont blanchâtres et tachetés de brun et l'incubation dure entre 35 et 45 jours. La femelle couve pendant que le mâle chasse et défend le territoire. L'aiglon doit éclore lui-même sa coquille pour sortir de l'œuf, ses parents n'interviennent jamais. Il utilise pour cela une petite dent située sur le bout de son bec et qui tombera après quelques semaines. Il lui faudra deux jours pour sortir et il apparaîtra avec un plumage entièrement blanc. Avec le temps, le blanc disparaîtra progressivement et le plumage adulte sera atteint à la cinquième année.

Au début, c'est la mère qui chasse pour nourrir ses petits, rejointe ensuite par le mâle. L'aiglon restera au nid pendant environ 4 mois et deviendra adulte à l'âge de 4 à 6 ans.

Son espérance de vie

L'aigle royal vit environ 25 ans en milieu naturel et jusqu'à 45 ans en captivité.

Le cri de l'aigle

On dit que l'aigle glatit ou trompette. Son cri ressemble à un « hroua » et il émet aussi des « hié » et des « kié ».

Signes particuliers

L’aigle royal est l’empereur des oiseaux. Depuis des siècles, il symbolise la force et le courage. Dans l’histoire ancienne, l’aigle était même considéré comme un dieu.

En France, c'est une espèce protégée. Il est donc interdit de tuer cet oiseau, de le mutiler ou de le capturer, de détruire ou d'enlever les œufs et de détruire ou de dégrader les nids.


 

Source : Web Junior

A lire aussi : L'Aigle Royal (Description et alimentation)

 


 

Publié dans Les Rapaces

Description physique

L'aigle royal est un grand rapace diurne de la famille des accipitridés. Il est de couleur marron foncé avec un plumage marron clair à jaune doré sur le dessus de la tête et sur la nuque. C'est pourquoi on l'appelle également « l’aigle doré ».

Il possède des yeux marron foncé et une vue huit fois plus perçante que celle de l'humain. Son bec est crochu et mesure entre 4 et 6,5 cm.

La pointe du bec est noire. Ses pattes sont jaunes et recouvertes de plumes jusqu'aux doigts. Au bout des doigts, ses serres sont extrêmement puissantes et l'avillon, la serre arrière qui lui sert à transpercer ses proies, mesure entre 6 et 7 cm. L'aigle royal a de larges ailes. Il mesure entre 66 cm et 1 m, et son envergure (c'est à dire sa largeur quand ses ailes sont déployées) est comprise entre 1m80 et 2m35. Il pèse entre 2,5 kg et 6,35 kg. La femelle est toujours plus grande que le mâle et les aigles élevés en captivité peuvent être plus lourds et plus grands. Il plane avec les ailes en V aplati et vole généralement à une vitesse de 45-50 km/h. Il peut aller jusqu'à 130 km/h et même atteindre les 320 km/h en piqué.

Son lieu de vie

L’aigle royal vit en Europe, en Afrique du nord, en Amérique du nord et en Asie. Il habite dans les régions montagneuses avec des plateaux rocheux. En France, on le trouve surtout dans les Alpes, les Pyrénées et en Corse.

Son alimentation

L'aigle royal est carnivore et se nourrit de lapins, de marmottes, d'écureuils et d'oiseaux ainsi que de grands mammifères comme les renards, les chats, les chèvres, les jeunes bouquetins et les jeunes cervidés. Si les proies sont rares, il mange alors des charognes et des reptiles. Il est capable de transporter jusqu'à 3,5 kg de nourriture en volant.

L'aigle est un grand prédateur grâce à sa vue, son agilité, sa vitesse et ses serres puissantes.


 

Source : web junior 

A lire aussi : L'Aigle Royal (Reproduction et mode de vie)

 


 

 

Publié dans Les Rapaces
dimanche, 11 juin 2017 08:49

La Chouette Hulotte

Nom scientifique : Strix aluco

Famille : Strigidés

Taille : 38 cm

Poids : Mâle 330 à 440 grammes, femelle 420 à 590 grammes

Age maximum : 18 ans

Aspect

On la surnomme aussi  chat-huant  car ses touffes de plumes ressemblent un peu à des oreilles de chat. La  chouette hulotte est de taille moyenne, est  assez  massive avec un plumage à dominance brune  mais qui  peut varier du gris au brun écorce. Le centre foncé de ses  plumes lui  donne une apparence  mouchetée. La hulotte peut être confondue avec le  hibou  moyen duc, à peine plus petit mais qui lui, a des aigrettes.                                     
Comme beaucoup d'autres hiboux, les yeux de la chouette hulotte sont placés de face, ce qui lui donne une vision binoculaire. Pour compenser, son cou très flexible lui permet de tourner complètement la tête, pour ne pas être surprise.
Des couronnes de plumage autour des yeux canalisent les sons vers l'oreille. Ses larges ailes lui permettent le vol plané. La surface duveteuse des grandes plumes alaires supprime le bruit des coups d'ailes. Elle a des serres acérées pour capturer ses proies.

Comportement

Hibou le plus courant et le plus répandu, mais à cause de son mode de vie nocturne, on l'entend plus qu'on ne la voit. Les couples défendent leur territoire tout au long de l'année. La chouette se voit souvent dans les premiers mois de l'année, période ou elle est la plus bavarde.
Quand la hulotte est inquiète, elle se fait aussi mince que possible et ne perd pas de vue la source de danger, car elle peut tourner la tête sur 270°. Quand elle est d'humeur agressive, elle gonfle son plumage, ce qui la fait paraître plus grosse.

On peut la découvrir quelquefois pendant la journée, haut perchée dans un arbre, car elle prend parfois des bains de soleil. Elle pratique une chasse en vol très silencieuse. La hulotte chasse à l'affût et fond sur les proies qu'elle a repérées.
C'est l'un des chasseurs les plus courants dans les parcs et les jardins. Oiseau forestier à l'origine, elle s'est habituée à vivre dans les grandes cités, où elle cherche de gros arbres pour nicher. À la campagne, la hulotte chasse des mulots et des campagnols ; en ville, elle se nourrit surtout d'oiseaux, les plus gros atteignant la taille du pigeon. Elle attrape les oiseaux des jardins à l'aube et au crépuscule mais aussi la nuit, sur leur perchoir. Elle attrape également les oisillons après avoir effrayé les adultes qui les réchauffaient. Elle plume les oiseaux. Les proies trop grosses pour être avalées directement sont d'abord portées sur un perchoir puis dépecées. Plumes et pelotes recrachées après les repas s'entassent par terre et facilitent l'étude du régime. Bien qu'elle ait une bonne vue, la hulotte repère la plupart de ses proies avec son ouïe ; c'est pourquoi la pluie et le vent la gênent pour chasser. Cette chouette capture surtout des petits mammifères (mulot, etc.) et des oiseaux, mais aussi des coléoptères, des papillons de nuit, des vers, des reptiles, des amphibiens et même des poissons. Elle trouve plus aisément les lombrics quand la nuit est humide et chaude, car ils viennent alors en surface pour s'accoupler et manger. La hulotte atterrit, écoute, sautille et les saisit. Par mauvais temps, elle mange parfois des cadavres (par exemple des animaux tués sur les routes).

Habitat

La chouette hulotte est principalement sédentaire, restant sur son territoire pendant des années, même lors des hivers les plus rudes. Elle recherche les endroits boisés, les zones cultivées, les parcs et jardins arborés, soit partout où il y a des arbres, même en ville, dans lesquels elle peut nicher et se percher.

Aire de répartition

C'est l'oiseau de proie nocturne le plus répandu en France, excepté en haute montagne. Cela est dû à sa grande résistance aux hivers rigoureux. En Belgique, elle est présente surtout au sud du sillon Sambre-et-Meuse, et en Brabant.

Reproduction

Période de nidification : mars à juin.
Nombre de couvaisons : une couvée.

Nombre d'œufs : 2 à 4 œufs blancs.

Incubation : 28 à 30 jours (femelle).

Nid : la chouette hulotte niche dans des trous d'arbres ou de bâtiments. Elle peut aussi nicher dans les nids de corbeau, de héron et de faucon abandonnés, les nids d'écureuil. Quelquefois dans les granges ou sur des corniches rocheuses. Les jeunes éclosent à 3 ou 4 jours d'intervalle et restent dans le territoire des adultes jusqu'à ce qu'ils en soient chassés à l'âge de trois mois environ.

Type de nichoir : la hulotte occupe les nichoirs spéciaux de type fermé, surtout quand les emplacements naturels sont rares. Utilise parfois des nichoirs destinés à la chouette effraie. Ecoutez attentivement le cri des chouettes hulottes en janvier afin de repérer leur territoire et de déterminer les sites les plus propices à la pose du nichoir.

Envol: les jeunes prennent leur envol après 5 semaines mais quittent souvent le nid plus tôt.


Émancipation : 3 à 4 mois.


Taux de survie : 74 %.

Migration

Sédentaire.

Voix

Son hululement célèbre est un son familier dans les régions rurales et suburbaines; il résonne surtout enfin d'hiver et en tout début de printemps. Le cri est un « houuhououou-uiou ». Un « ki-ouik » aigu est utilisé par les couples pour garder le contact.

Nourriture naturelle

Régime très varié ; composé surtout de rongeurs, mais aussi d'oiseaux, d'insectes, et même de grenouilles et de tritons quand le mauvais temps rend la nourriture plus rare.

Mangeoires

La hulotte fréquente les mangeoires pour y capturer de petits passereaux. C'est seulement si l'hiver est rigoureux qu'elle mange la viande et la graisse déposées sur une mangeoire.

 


 

Publié dans Les Rapaces

Copyright © 2017 Blogs-Savoir - Tous droits réservés