La faune selon Axelle

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jeudi, 13 juillet 2017 08:23

Le Cobra Royal

Le cobra royal est un redoutable prédateur vis-à-vis de ses congénères.

Ce géant consomme bien d'autres serpents dont ceux responsables de la mort de milliers d'hommes en Asie. 

Le cobra royal est le plus grand de tous les serpents venimeux, et sa morsure est redoutable. Il peut sans doute faire périr un homme en un quart d'heure, mais il se montre plutôt pacifique, cherchant d'abord à fuir en cas de danger.

Mœurs :

Plus rare que les autres cobras, le cobra royal se rencontre particulièrement dans les forêts d'altitude du sud-est asiatique, jusqu'à 2000 mètres en Inde. Actif de jour comme de nuit, il parvient cependant à se dissimuler et est rarement entendu ou observer. Le cobra fréquente volontiers les abords de l'eau : en cas de danger, il peut plonger puis s'enfuir en nageant. C'est aussi un bon grimpeur, qui poursuivra une proie éventuelle dans les arbres.

Alimentation et chasse :

Le cobra royal est un prédateur redoutable. Il n'hésite pas à attaquer les pythons et des espèces hautement venimeuses comme les bongares et les autres cobras, ainsi que divers lézards. La proie est repérée au moyen de la langue, qui recueille les particules olfactives, puis pourchassée rapidement à travers la dense végétation des sous-bois tropicaux. Lorsque la victime est en vue, la poursuite s'achève par une morsure et une massive injection de venin qui la terrasse presque immédiatement.

Cette victime est ensuite avalée sur place, entière, ce qui peut être laborieux si elle est volumineuse. Pour faciliter l'ingestion, les deux branches de la mâchoires inférieure sont très mobiles et indépendantes l'une de l'autre : le serpent peut ainsi ingurgiter une proie d'un diamètre supérieur au sien. Les deux branches de la mâchoires inférieure s'accrochent alternativement à la proie, qui est peu à peu dirigée vers l'estomac ; la peau du cobra peut alors se distendre considérablement. L'ingestion d'un gros animal demande plusieurs heures, mais le cobra est alors rassasié pour quelques semaines. Curieusement, le cobra royal peut cohabiter avec ses victimes potentielles.

Reproduction :

Le cobra royal mue au début de la saison des amours ; chez la femelle, la desquamation s'accompagne de la diffusion de senteurs attractives (les phéromones) qui stimulent l'activité sexuelle du mâle. Ce dernier enserre sa compagne pour la féconder ; le couple peut demeurer enlacé pendant des heures.

A l'encontre de la plupart des autres serpents, le cobra royal peut former un couple stable, chaque partenaire participant au choix de l'emplacement du nid et à sa protection. 20 à 50 œufs blancs sont déposés par la femelle. Le mâle surveille les alentours, prêt à combattre tout importun. Sa compagne peut également défendre la ponte.

Le cobra nouveau-né, d'un noir brillant orné de lignes jaunes pâle, est long d'une cinquantaine de centimètres. Il est capable de chasser presque immédiatement.

Le cobra et l'homme :

La rencontre d'un cobra royal est certainement effroyable. Les crochets n'ont que 15 mn de long, mais ils peuvent injecter une quantité considérable de venin, plus qu'aucun serpent à l'exception de la vipère du Gabon. Le cobra est spécialement redoutable au moment de la reproduction, quand il protège ses œufs. En Inde, si un nid est découvert auprès d'un village, la police peut être amenée à faire évacuer les habitants proches. Néanmoins, certaines histoires de cobras royaux poursuivant rageusement des paysans sont certainement exagérées. Le plus souvent, s'il est dérangé, le cobra royal cherchera à se dissimuler.

Répartition :

Asie du sud-est, de l'Inde à la péninsule malaise et à la Chine méridionale.

DIMENSIONS

Longueur moyenne : 4m.

Longueur max. connue : 5,58m.

REPRODUCTION

Maturité sexuelle : à 5-6 ans.

Accouplements : accouplements en janvier; construit un nid en avril ou mai.

Nombres d’œufs : 20 à 50.

Incubation : 60-70 jours

MODE DE VIE

Mœurs : solitaire, mais vit en couple au moment des amours.

Régime : serpents et lézards.

Longévité : au moins 20 ans, sans doute d'avantage.

 


 

Source : L'univers des animaux

 


 

Publié dans Reptiles
mardi, 04 juillet 2017 05:56

Le Gecko Tokay

Nom vernaculaire : Gecko tokay

Nom scientifique : Gekko gecko (Linnaeus, 1758)

Répartition :

Le gecko tokay se rencontre dans le sud-est asiatique : Bangladesh, Inde, Népal, Bhoutan, Birmanie, Thaïlande, Cambodge, Laos, Vietnam, Malaisie, Chine, Philippines, Indonésie. Il a été introduit aux USA (en Floride) et dans les Caraïbes (en Martinique).

Habitat et mœurs :

On trouve ce gecko arboricole et crépusculaire/nocturne dans les forêts humides soumises au régime des moussons. Toutefois, il s’accommode bien de l’anthropisation de son écosystème et on peut fréquemment le trouver aussi près des habitations ou à l’intérieur de celles-ci, sur le mur ou le plafond, autour des lampes où il peut trouver les insectes attirés par la lumière. Le gecko tokay est un lézard solitaire et très territorial, dans une maison, par exemple, on trouve seulement un individu, un couple au maximum. Pour faire fuir les intrus de son territoire il émet un cri assez puissant, rassemblant à « to-kay ! », qui lui a valu son nom vernaculaire. On peut entendre ce même son pendant les parades nuptiales.

Particularités :

Avec ses 35 cm de longueur totale, le gecko tokay est parmi les plus grands geckos actuellement vivants. Il se caractérise par un corps cylindrique et trapu et une tête massive, bien distincte du cou et surmontée par des yeux proéminents dorés à pupille verticale. Comme beaucoup de geckos, il ne possède pas de paupières mobiles. Une écaille transparente recouvre l’œil que le lézard maintient humide en le léchant. La bouche est très grande et pourvue de petites dents pointues, la mâchoire est puissante. Il peut infliger des morsures très douloureuses notamment quand il est saisi.

Les membres sont courts et puissants. Des lamelles adhésives sont présentes sous les doigts, elles permettent au gecko de grimper et se déplacer assez rapidement même sur des surfaces verticales lisses ou sur un plafond.

La queue effilée est aussi longue que le corps et semi-préhensile, elle aide ce lézard arboricole à maintenir l’équilibre quand il grimpe. Elle peut être perdue, partiellement ou totalement, par autotomie quand l’animal est mordu à la queue par un congénère ou quand il est en situation de stress ou sous l’emprise d’un prédateur. En ce cas, la partie de queue perdue repousse mais souvent plus courte.

Des plis ornent les côtés du corps et quand l’animal reste immobile ils sont «collés» au substrat, par exemple l’écorce d’un arbre, au point qu’aucune ombre ne peut trahir la présence du lézard.

La peau est granuleuse et veloutée au touché. Sa coloration de fond est grise à bleutée et, du côté dorsal, parsemée de taches et points rouge-orangé à rouge-brique à rouge-vif qui peuvent correspondre aux écailles granuleuses. Des taches blanches peuvent être présentes, alternée avec les taches rouges. Le teint peut varier en fonction de l’humeur ou du substrat en s’éclaircissant ou en s’obscurcissant.

On reconnaît aisément les mâles par la rangée de pores préanaux en forme de « V » et par la présence d’ « éperons » (tubercules post anales constitués d’écailles élargies) à la base de la queue de part et d’autre du cloaque. Les mâles tendent aussi à devenir plus grands et ils ont la tête proportionnellement plus massive que les femelles.

Maintenance :

Pour ce lézard arboricole, vif et agile, le terrarium, de type tropical humide, est assez vaste notamment dans le sens de la hauteur. Il comporte de nombreuses cachettes et des branches placées à différents niveaux et solidement amarrées. Le substrat est composé de fibre de coco. Il est judicieux d’y installer de nombreuses plantes (Ficus par exemple). La présence d’un point d’eau toujours propre (type bassin de faible profondeur) est indispensable pour maintenir une hygrométrie adaptée et pour satisfaire les besoins hydriques des animaux. Le taux d’hygrométrie est de 70 % environ; toutefois, le terrarium doit être bien ventilé pour éviter les proliférations fongiques et bactériennes.

Température point chaud : 30°C le jour et 25°C la nuit ;

température point froid : 25°C le jour et 20°C la nuit.

Alimentation :

Dans la nature, le gecko tokay se nourrit principalement d’insectes mais aussi de petits lézards, petits mammifères ou oisillons. En captivité, il accepte tous les insectes qui lui sont présentés tels que les grillons, papillons, blattes et sauterelles. Il ne dédaigne pas de temps en temps des souriceaux. Un complément en vitamines une fois par semaine et en calcium deux à trois fois par semaine est indispensable.

Protection :

Cette espèce ne bénéficie d’aucune mesure de protection internationale.

 


 

Source : reptiligne

 


 

Publié dans Reptiles
dimanche, 11 juin 2017 08:38

Plésiosaure (Plesiosaurus)

Le Plésiosaure est un vertébré diapside aquatique qui a vécu au Mésozoïque, depuis le tout début de la période jurassique et jusqu’à l’extinction de masse de la fin du Crétacé.

Le Plésiosaure longtemps été considéré comme un reptile marin jusqu’à ce que les scientifiques réforme la cladistique et montre que les « reptiles » sont un groupe artificiel car paraphylétique. Ce n’est pas un dinosaure marin, il n’a jamais été considéré comme tel, les dinosaures sont tous des vertébrés terrestres.

Donc si le nom créé au début du XIXème siècle vient du grec plesios « proche de » et sauros, « lézard », cet animal est un diapside.

Le nom de « plésiosaure » est parfois appliqué aussi bien aux vrais Plésiosaures de la super-famille des plésiosauroïdés (Plesiosauroidea) qu’au clade supérieur des plésiosauriens (ordre des Plesiosauria), qui comprend à la fois les formes aux longs cous (Plésiosaures) et à cous courts (Pliosaures).

La chercheuse de fossiles Mary Anning (1799 – 1847) a découvert le premier fossile de Plésiosaure (Plesiosaurus dolichodeirus) dans le Lias inférieur (Sinémurien) à Lyme Regis, dans le Dorset au Royaume-Uni, au début du XIXème siècle.

Cuvier en son temps décrivait l’animal dans son livre Recherches sur les ossements fossiles comme ayant « des pattes de cétacé, une tête de lézard et un long cou semblable au corps d’un serpent ».

Des fossiles de Plésiosaures ont été découverts avec des fossiles de rostres de bélemnites (Belemnoidea, proches des seiches actuelles) et d’ammonites à l’emplacement de leurs estomacs. Leurs mâchoires étaient suffisamment puissantes pour casser la coquille des ammonites ou des nautiles. Les poissons osseux, comme les Osteichthyes, étaient aussi des proies. Des gastrolithes sont fréquemment trouvés associés à des fossiles de Plésiosaures.

Les Plésiosaures possédaient quatre palettes natatoires, une caractéristique rare, sinon unique chez les animaux marins. Ils devaient être plus adaptés à la manœuvrabilité qu’à la vitesse, leur long cou permettant d’attraper de loin leur proie, voire de s’en servir comme d’un harpon (une hypothèse).

Il devait avoir un métabolisme à sang chaud, semblable à celui des mammifères. Il devait pouvoir générer de la chaleur, par processus endothermique, pour survivre dans des eaux froides.

On compte quelques dizaines d’espèces de Plésiosaures réparties en plusieurs familles.

On peut évoquer les Plesiosauridae, types non spécialisés qui sont limités à la période jurassique, les Cryptoclididae, (par exemple cryptoclidus), avec un cou moyen à long et un peu trapu, les Elasmosauridae, avec de très longs cous rigides et des têtes minuscules, et les Cimoliasauridae, un groupe mal connu de petites individus du Crétacé.

Selon les classifications traditionnelles, tous les Plesiosauridae ont une petite tête et un long cou, mais, dans les classifications récentes, un groupe du Crétacé à cou court et à grosse tête, les Polycotylidae, est inclu dans les Plesiosauridae, plutôt que dans les Pliosauroidea.

La découverte en 2011 au Kansas (USA) d’un fossile d’une femelle Plésiosaure enceinte, du genre Polycotylus latippinus, a confirmé que ces animaux marins donnaient naissance à un seul bébé, vivant, et dans l’eau.

Le Plésiosaure Trinacromerum avait une longueur d’environ trois mètres, le Plésiosaure Elasmosaurus mesurait lui environ 15 mètres, et Mauisaurus jusqu’à vingt mètres. Par comparaison, le reptile marin Mosasaurus mesurait environ 9 mètres de long.

Comme l’animal a été décrit au commencement de la paléontologie et du XIXème siècle, son image s’est communément répandu dans le grand public, à partir de reconstructions souvent alors hasardeuses et pittoresques.

Il a servi de base à un des monstres marins du livre Voyage au centre de la Terre de Jules Vernes.

Il a servi de base à la légende du monstre du Loch Ness, cet animal imaginaire ayant souvent été décrit ou dessiné en copiant les reproductions de Plésiosaure. Contrairement à de nombreuses reconstitutions, il lui était impossible de lever la tête et leur long cou au-dessus de la surface de l’eau.

Fiche sur le reptile marin Plésiosaure (un diapside en fait)

Année et lieu de découverte : Mary Anning a découvert le premier fossile à Lyme Regis au Royaume-Uni.

Paléontologue : le genre Plesiosaurus est créé par Conybeare en 1821, et le 1er genre binomiale est décrit et nommé Plesiosaurus dolichodeirus par Conybeare en 1824.

Poids : de quelques centaines de kg à plusieurs tonnes.

Longueur : suivant les genres, de 3 à 20 mètres.

Alimentation : ammonites, bélemnites, poissons, autres reptiles marins.

Classification : Clade Sauropsida > Sous-classe Diapsida > Infra-classe Lepidosauromorpha > Super-ordre Sauropterygia > Ordre Plesiosauria > Super-famille Plesiosauroidea.

Période géologique : depuis le tout début de la période jurassique et jusqu’à l’extinction de masse de la fin du Crétacé.

 


 

Source : Jurassic-world.com

 


 

Publié dans Animaux préhisoriques

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